samedi 31 mars 2007
* lila
Toujours à la recherche d'autre chose. _
mardi 27 mars 2007
* flash-back
Le réveil. Le rendez-vous. La voiture. Le cappuccino-noisette + la fumée. Les pins. Le chemin vers nul part. La maison perdue. La serrure. Le bois. La maison qui prend vie et la cheminée qui s'enflamme. Le ravitaillement. Ils courent dehors. Mes cartes. La bière. La tablée. Les jeux. Les flammes. Le grand lit. La chambre striée de bois sombre. Jus d'orange à la fenêtre. Coup de balai. S'en aller.
Et ta distance. Et les questions qui tournent en continu dans ma tête. Où sont passé les baisers-confiture.
* continu
Maintenant j'ai juste besoin que l'on parle. Comprendre. Le.
lundi 26 mars 2007
* hum
J'ai peur. Je suis désolée, triste, en colère, de n'avoir pas su. Etre à la hauteur. Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment compris. Je ne sais pas si c'est fini. Oui j'y pensais, ça me hantais trop souvent, mais c'était juste que c'était bancal, qu'il manquait quelque chose. C'était juste à améliorer. Je ne crois pas être attachée, mais tout de même. Ca serait trop violent. Je fuis les tempêtes tu sais. Et j'en ai marre des échecs. Dès que j'ose. Alors j'ai peur. Peur des mots trop flous et des idées trop méchantes. Peur du calme après la tempête. Je ne supporte plus les départs. Seule sur le quai. Me renvoie dans la figure mes erreurs et cette façon que j'ai de ne pas réussir ces choses là.
Je ne crois pas être attachée. Je fuis les tempêtes.
Oui j'ai toujours tout fait pour ne pas être attachée et fuir les tempêtes. Pretexte de liberté, d'indépendance et d'indifférence. Elle a vaguement évoqué une peur de s'engager. Oui, peut etre. Ne pas prendre le risque de se faire mal. C'est légitime et justifié, alors je m'en fiche, je continue, et je m'engage, parfois, peut etre pas de la bonne façon, peut etre pas assez, peut etre pas avec les bonnes personnes.
Peut-être que j'ai tout rêvé et que tout va se calmer quand tu me prendra dans tes bras pour m'embrasser.
vendredi 23 mars 2007
* polystyrène
J'ai rêvé que tu étais revenu.
J'allais vers toi, pour te surprendre et t'embrasser.
Reprenez vos souffles suspendus.
* peut-être
C'est comment -ailleurs- ?
apprendre, apprivoiser, amis, arriver, aurevoir, aller-retour, ambiance, architecture, air, apprécier, angoissant, avec, aimer, acheter, associer, attaches, accent, bonjour, beau, bordel, banc, baboulenka, confiance, carnet, comprendre, chercher, calme, culture, commencer, couleur, choix, courage, clin d'oeil, découvrir, début, déception, douceur, discretion, différent, dérangeant, demander, envies, échos, enfants, exprimer, écouter, entendre, exprimer, ennui, espace, ébahie, errance, envisager, étrange, écrire, fatigue, femmes, familier, fenêtre, famille, garder, gestes, gêne, goûter, hommes, habitudes, ignorer, inconnu, images, incompréhension, impatience, incohérence, itinéraire, imaginer, instants, ivresse, joie, là-bas, liberté, lit, laideur, lire, lumière, lune, livres, matin, mal-être, montrer, mélanger, manque, musique, maturité, magie, mal, mémoire, matière, mauvais, main, mamé moucha, nouveau, nature, oublier, origine, partir, paroles, pensée, particularités, progrès, partager, parachute, projets, penser, photographie, pas, quartier, respirer, regarder, ruelles, regards, retenir, retour, rêve, route, routine, rythme, responsabilité, réalité, rencontrer, retrouver, ressentir, ranger, rire, rue, sentir, se rappeller, s'égarer, s'approprier, se perdre, se retrouver, se situer, surprise, soleil, s'accrocher, sons, s'évader, sourire, tristesse, transposer, universel, unique, urbain, utile, urgence, voir, VIVRE, vent, voisin, vie, visiter, vouloir, waouh, youpi you...
jeudi 22 mars 2007
* et
(Pour ceux qui lisent, ceux qui lisent et qui sont curieux. Avant Pâques il y aura quelques oeufs en chocolat pixels ici et là dans les herbes hautes. Si ça vous dit, cherchez.)
J'avais oublié quand je dissequais mars les pillules que j'avale souvent, comme avant. On me parle? mon corps peut-être?_
Hier comme souvent j'ai pensé à ses matins à elle, et je me suis dis que je ne connaissais pas les pieds nus sur le carrelage froid puisque le matin je n'ai pas le temps de sentir ni penser quoi que se soit. J'ai regretté ma non-conscience de ces minutes là.
Aussi il faut dire que les matins tous ensemble, tournée générale de café, les lits qu'on alterne, c'est terminé. Maintenant elle est absente ou triste ou sur les nerfs.
mercredi 21 mars 2007
* le café
Son odeur, sa couleur, son goût, sa chaleur.
Hier le retour à la fenêtre pour le sentir, ce mois de mars, sentir comme il me fait du bien. Comme il me fait me sentir vivante.
Je rêve d'une trêve de billets d'avion ou de train ou d'une voiture d'un appareil photo numérique.
Aujourd'hui une copie d'un coup sur ce que j'ai probablement dedans.
Seule, ça faisait longtemps, j'ai lâché mes cheveux et la musique alterne, moi je chante ou je danse ou pas.
samedi 17 mars 2007
* pinceaux
Je suis toujours incertaine, et les formes et les couleurs de ma tête ne sont pas compatibles avec celles que j'ai pour configurer cet endroit. Alors voilà, ça change souvent, c'est pas toujours joli.
Je crois que DobaCaracol jeudi soir m'ont mis certaines couleurs dans le coeur, plus chaudes, plus naturelles, du bois, de l'herbe et du soleil.
lundi 12 mars 2007
* les heures.
Je crois que j'ai passé l'hiver. Un tel soulagement, je peux respirer.
Quant à ce que deviennent ma vie et les jours. Je ne sais, je ne suis même pas perplexe, je ne la voit pas passer. Soit j'en suis trop loin. Soit je suis trop dedans. Ce qui serait possible, mais surprenant. Avec toi je n'envisage rien et n'espère pas grand chose. Oui, je n'ai surement pas confiance en toi et je ne crois pas en nous. Mais ca ne veut pas forcement dire que c'est un problème. J'ai peur quand tu t'éloignes cela dit. Et hier tes mots si simples pour ce qu'il y a de si sombre, en toi, en ton histoire. Je suis si loin de ça, l'imaginer, le ressentir. Je me sens stupide et incapable. Juste j'espère que mes bras auront pu te soulager de cette souffrance innomable et indomptable.
Toi mis à part, quand mes mains quittent la matière vivante et chaude. Il y a. Qu'y a-t-il? Des doutes. Le choix à faire, une bêtise ou un quotidien qui ne me satisfait pas. La vérité est ailleurs oui biensûr. Mais je la sens là parfois comme ce matin mais je n'arrive pas à la saisir. Pas les moyens. Besoin d'exprimer ce qui virevolte dedans, donner forme.
Et il y a les heures. Les cernes. Je ne compte plus, j'ai cessé, il vallait mieux. L'année dernière je comptais toujours les quelques heures de sommeil que la nuit allait m'offrir. Ca doit faire dix jours que le temps n'a plus de sens et les nuits ne sont que des clins d'oeil. Mais ça n'a de l'importance que si on en donne. Alors je refuse de m'arrêter à ça. Je sens que ça me détruit les jours, mais j'ai besoin de ces heures, ne pas perdre de temps, tout vivre et tout garder.
(Et tu vois ça y est je n'ai presque plus rien à te dire. Et que penser quand tu dis que je te manque. Que répondre, puisque la vérité c'est que oui, toi aussi. Mais que ce n'est pas si simple. Et de toutes façons, la vérité, de là où tu es, tu ne peux la voir.)
Surtout je ferme les yeux sur toutes ces choses à faire. Certaines font les listes, j'en faisait avant, mais aujourdhui ça me fait trop peur, je ne veux pas faire face, je veux croire qu'elle peuvent disparaitre de la réalité comme de ma tête. Comme si dès que nous avions le dos tourné, plus rien n'existait. Je sais pertinemment que j'ai tort, et que je rends les choses plus difficiles encore. Cette année il n'y aura pas de miracle. Je sais qu'il est temps de vivre la vraie vie. Mais.