lundi 26 novembre 2007
* bouche cousue
Les heures deviennent des jours, les jours des semaines, et les semaines des mois.
C'est drôle, quand tu es parti, tu n'as rien oublié. Presque rien. Il ne me reste presque rien à prendre dans la main pour avoir un peu de ta présence. Mais tu n'es pas bien loin pourtant, c'est une semaine seulement, qui m'éloigne de toi. De lundi à lundi, ça fait bien une semaine.
Bientôt, quand j'aurai le droit de te voir, j'irai t'apporter le paquet de spéculoos que j'ai acheté juste pour toi. Parce que tu n'en as jamais mangé. Et que je suis sûre que tu vas adorer. Et que je veux continuer à partager avec toi.
jeudi 22 novembre 2007
* l'appel
Il fait beau mais ça sent l'essence.
Je fume à heures fixes et leurs vélos ont toujours la même place.
Hier dans la grande salle, la musique magique, les gens si nombreux, et mes sanglots étouffés.
Je m'allongeais sur ses genoux pour pouvoir voir la scène. Ou je gardais ma tête appuyée sur mon bras accoudé à la rambarde, pour que le sang soit ralenti et que mon bras soit engourdi et douloureux.
Elle a eu raison de me regarder droit dans les yeux et de me dire : tu ne peux rien faire. On ne peut rien faire, et tu peux encore moins que moi. Car c'est vrai, je ne peux rien faire, à part attendre et culpabiliser en silence. Let's go.
Sinon, je suis hors système. Le vôtre, c'est un mystère, je ne sais pas ce que sont ces manifestations, blocages et autres AG. D'actualité, il paraît. Le mien, lequel?
Et je l'ai laissé partir alors qu'il me devait une séance photo. De toutes façons j'ai oublié le thème.
lundi 19 novembre 2007
* miss météo
Les feuilles oranges, biensûr, recouvrent le sol à n'en plus voir la pierre. Ca n'a rien d'incroyable, biensûr, c'est la même chose chaque année. Pourtant je m'émerveille chaque année, biensûr, et même que j'en suis fière.
Ce n'est pas la saison du renouveau. Grisaille, froid et pluie, et pourtant. C'est que je sais bien que chaque année c'est la même chose, on se recroqueville dans les manteaux, autour de la cheminée, d'une tasse de thé à l'orange, et on laisse la vie couler. Alors cette fois je prends les devants, et c'est ma vie que je prends en main. Je te dis aurevoir, et peut-être pas merci pour ces mois ensemble. Je vais seule vers l'hiver, tant pis si ça brûle un peu les joues, les mains et le bout du nez._
mardi 6 novembre 2007
* levé de rideau
Les affaires reprennent.
Se lever le matin, c'est moi qui le réveille, c'est moi qui la sort du lit. L'aller-retour en tram, aller chercher ça pour l'emmener là-bas. Le retrouver, tous les trois dans la ville, je repars seule, la ville à vélo. Retour à la maison pour repartir encore. Bonnet et écharpe à pompons. Je suis en avance, ils arrivent, je fini ma cigarette. On s'installe dans les fauteuils, ça faisait tellement longtemps. Le noir se fait et tout commence. Il me fait penser à quelqu'un mais à qui, l'anglais qui fait du bien comme toujours. Plus d'une heure plus tard je sors toute cotonneuse. Les rues sont vides et c'est vraiment triste le lundi là-bas. C'est pas grave, mojito melon. L'energie du retour, le dernier trajet à vélo de la journée.
Je m'endors, une fois de plus, -malheureuse- car ce n'est pas suffisant. Je sais que je n'en demande pas trop pourtant.
Les coups de téléphone et les pages de l'agenda se remplissent ici et là. Ce n'est pas assez je le sais mais pourtant ça fait plaisir. La semaine prochaine comme une petite souris curieuse je vais découvrir cet univers qui m'attire. J'ai un peu (beaucoup) peur comme à chaque fois. Mais j'ai tellement hâte.
lundi 5 novembre 2007
* like dice
Brisant le silence, j'ai dit ça dans un souffle. J'ai senti le rythme de son coeur se décaler, comme il oubliait un battement. Ca fait du bien de dire la vérité.