mardi 25 mars 2008
* au parfum
La fin de semaine on the road. C'est partir avec une heure et demi de retard et nos rires sans cesse et les réveils trop tôt et les petits déjeuners qui sont comme des trésors et les bêtises à la télé tous allongés sur le lit et s'aggripper à ses larges épaules pour ne pas tomber et la serveuse du restaurant et la directrice du magasin et les poissons sur le dos et l'écharpe oubliée. Et je me suis sentie bien, simplement. Comme quoi le bonheur ne se trouve pas forcément où je l'attends.
Le week-end loin de la ville. C'est arriver avec une heure de retard et la joie quand on roule dans les grosses flaques d'eau et le feu dans la cheminée et lui qui me et le lait qui se boit comme du petit lait mais qui n'était pas du tout une bonne idée et les buissons pour disparaitre dans la nuit et les oeufs à cacher dans le jardin et les cartes et les cheveux qui se coupent ou se font dreads et perles.
Le jour férié au ralenti. C'est se lever trop tard toujours et mon nom dans la rue et s'installer au café pour écrire au calme et les voir un peu et la pluie qui tombe et passer devant la fenêtre sans tourner la tête et le sourire devant l'ordinateur et probablement en juillet nous nous retrouverons.
Tout est dit.
mercredi 12 mars 2008
* verte veste
Aujourd'hui sans vraiment savoir pourquoi, sans réfléchir, je me suis retourné et je me suis mise à courir dans la rue pour le rattrapper. Ca n'aura peut-être servi à rien pour notre histoire. Mais je me suis sentie vivante à ce moment là. Je n'attends pas grand chose d'autre de la vie.
lundi 10 mars 2008
* les tulipes jaunes
Pourquoi rions-nous toujours autant dans la salle de bains? Je n'en sais rien, mais qu'importe, c'est si bon ! Le week-end d'une traite, simplement, les jours et les heures aussi unis que nous. Il était si touchant, bredouillant, ses mains jouant nerveusement avec ce qu'il trouvait sur le bureau.
Mes cheveux pas séchés au vent, les fleurs oranges, la petite fille de 3 ans et demi elle-aussi-mais-pourtant, les mains chaudes pour réchauffer les miennes.
Les résultats ici mauvais, là-bas bons, c'est ainsi. Nous sommes allé sortir les papiers des enveloppes, et j'ai desuite reconnu la liste bleu foncé, heureusement je n'ai eu à tracer qu'une seule barre pour eux.
Sinon tout s'accèlère, je le sens. Comme toujours en ces moments. Il faut que je m'élance, je le sais. La vie m'aide, et j'ai l'impulsion en moi, j'en suis sûre. Tant pis si je ne peux compter que sur moi, je sais que c'est une force. Et les jours de la semaine sont tous cochés de choses à faire, ça fait du bien de se sentir à nouveau en rythme.
Je dois marcher droit moi-même afin d'être un soutien pour les autres. Elle va en avoir besoin. Je crois que j'en suis capable.
mardi 4 mars 2008
* re-partir
Je pense souvent à là-bas. A ce petit bout de ma vie. Cette escapade à ma propre vie. (y a t-il un lien entre to escape et escapade? j'aurai voulu étudier les langues)
J'y pense souvent en entendant la musique que j'écoutais là-bas. J'y pense autant quand j'écoute Syd Matters (merci à toi) et Devendra Banhart, que j'ai pourtant connu après être rentrée.
J'y pense, et je crois que c'est ce qui me fait tenir.
dimanche 2 mars 2008
* boîte à outils
Je me souviens chaque nuit de mes rêves. Il sont si facilement explicables, si empreignés de faits réels, que ça en est bizarre, louche. Les nuits sont sûrement trop longues.
Hier les toits de la ville, par pur hasard. C'était chouette, et alcoolisé.
Mars a débuté et je sais que je ne serai pas à la hauteur. Il y a trop de choses qui ne sont pas au point en moi-même. Et cette vieille rengaine qui me hante comme un vieux souvenir. Mars à foison. Non. Je ne crois pas. On verra.