et puis voilà

ET PUIS VOILA

dimanche 27 avril 2008

* so fast

La journée a été épuisante. Les aller-retour et les cartons, le chat. En rentrant, il faisait tellement beau, que j'ai laissé passé le tram et demandé un dernier effort à mes jambes pour pouvoir en profiter. Après la douche bien chaude, j'ai mis ma djellaba bleue. Un bleu plus clair que ceux -par dizaines- sur mes bras, jambes et hanches.

Hier, un e-mail que je n'attendais pas. Mais alors pas du tout. Une bonne surprise qui arrive presque de nulle part. Les deux derniers mois ici ne vont peut-être pas se dérouler comme prévu. Il faudra s'excuser et annuler les engagements. Mais des oportunités comme ça, ça ne se discute pas. Quand la chance frappe à la porte, il faut bien la recevoir. J'espère que ça va marcher. Ca fait un peu peur biensur, je ne me sens pas à la hauteur biensur, mais c'est un projet qui me plaira beaucoup je pense et une expérience parfaite. On verra.

Sinon, il ont détruit le bâtiment d'à côté. C'est la ville qui vit et j'aime ça. Ca a fait du bruit et des débris. Mais maintenant il y a les murs : jaune, rouge et bleu. Et, surtout, la lumière.

(et je le dis pas toujours, mais vous savez que ca bouge en haut a gauche)

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mardi 22 avril 2008

* 24 degrés

On s'attendait toutes les trois à autre chose. On voulait se changer les idées, se reposer, se marrer comme la dernière fois. Le hasard a fait que. La surprise n'a pas été bonne. Y a-t-il des mots pour faire face à ces heures aux souffles suspendus?

Les rires étaient là mais ils étaient nerveux. Les discussions étaient là, sûrement bien plus vraies que d'habitudes, alternant les mots A : tranchants, angoissés, tristes, et les mots B, pour s'éloigner et reprendre un peu d'air. Les regards étaient lourds de sens. Nous avons rarement été aussi proches.

La terrasse, les vélos et l'eau des arrosoirs étaient jaunes de pollen. La banane était coupée menue. Les petits mots ont été dispersés partout dans la maison. Le rôti était un poulet. Le réveil fut un sursaut sans questions. Le voile était trop émouvant. La cigarette s'est fumé derrière la vitre. Le chèque a été rempli. La mousse au chocolat n'a pas eu lieu. Les yeux se sont posés sur la cafetière, le meuble en rotin et les encyclopédies.

Il faut reprendre, consolider la vie.

Posté par llll à 20:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 3 avril 2008

* so late

Courir pour rattraper les minutes, mon manteau trop grand qui glisse de mes épaules, le grand soleil qui brille et ça dans les oreilles. Les pièces roses grappillées au fond des porte-monnaie, l'adresse inscrite sur le comptoir du bureau de tabac, le timbre si gentiment offert, la case autres destinations.

Posté par llll à 02:30 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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