vendredi 27 juin 2008
* le jaune de tes yeux verts
Il y a des fleurs rouges qui tombent sur le lit lorsque nous nous redressons. Quelques erreurs de parcours je le sais, je m'emporte toujours et oublie trop vite mes responsabilités.
mercredi 25 juin 2008
*
Tout est surréaliste, exagéré, décalé. C'est des compliments que je ne n'arrive pas à me justifier. C'est la vie qui s'enchaîne si vite.
Je vais finir par devenir moi-même une faille spatio-temporelle.
lundi 23 juin 2008
* robe de plage
Dans la voiture en rentrant je regardais le jour se lever, et les nuages striés de lumière, roses et oranges. Je savais que c'était gagné, j'avais un peu peur, et je me demandais combien de temps j'allais le faire attendre.
Une fois arrivés à l'angle de la rue, je n'ai pas réfléchi. Le gout de la réglisse ma surpris, pourtant je savais. L'autre à la fênetre. Et les autres.
Une fois là-haut, je ne tenais pas debout à cause de la fatigue. Je n'ai pas fini mon thé à la canelle, comme souvent. Les chiffres dictés deux par deux, comme des trophés gagnés. Encore une fois j'ai du m'expliquer, encore une fois à ce soir à demain à ce soir, tu m'appelles je t'appelle tu m'appelles. En début d'après midi, je m'enfuis à cause d'un rendez-vous, épuisée, affamée, déboussolée.
Je suis toujours dans ces états je crois.
Tous ces mots.
Un peu d'inquiétude en plus. Peut-être.
vendredi 13 juin 2008
* les vignes hautes
Tout les matins je vois le jour se lever. Mais je ne vois rien des jours à venir.
mardi 3 juin 2008
* la vieille horloge
Samedi je m'habille aux couleurs du festival. Je la suis sur le terrain mouillé, un peu déserté mais plein de vie. Je ne les connais pas mais je les aime, ils me font rire. Je ne le suis pas, mais je me sens de leur monde. Avec son saxo bizarre, il me plaît, et je le reconnait, mais d'où? Je ne m'attarde pas, et je repars un peu triste. Je me sens bien partout, mais je ne suis chez moi nulle part. Je la retrouve pour un débrief/brief avant de monter. Ils arrivent alors que je raconte mon rêve de lui. Je mélange la vodka à la pomme. Il me fait rire, comme toujours. Les genoux repliés dans ma jupe. Je pars avant lui, à la fin de this is the end.
Dimanche réveil dans le brouillard, j'ai la tristesse au ventre, son mail n'arrange rien. Je pars au soleil prendre l'air. Je m'isole, sur des plaques de béton abandonnées. Bouteille d'eau, musique et cigarettes, pour combler les dégâts de l'alcool de la veille, de ma solitude... Ma tête roule face aux nuages, et mes cheveux détachés s'envolent. Le ventre vide, je me dis que le vent pourrais m'emporter aussi facilement qu'il soulève mes cheveux. Plus tard je recroise le musicien, qui me reconnait, et me souri, longtemps. Toute la soirée le téléphone vibre, lui s'ennuit. Moi il me manque, déjà.