samedi 19 juillet 2008

* le brigand qui m'enlevera

Les décors changent. Des décisions prises plus vite que jamais. Du rythme, du rythme, du rythme, ça tourne un peu, l'ivresse de la vie. Comme je l'aime.

Les billets de train, un aller-retour au soleil. Un retour il y a un an et demi, au commencement. Il n'a pas changé, moi si.

C'est ce qu'elle m'a dit au café de la gare. Que depuis lui j'avais changé. Elle n'avait pas l'air très enthousiaste, mais moi je sens que c'est positif. Ce n'est pas lui, c'était une mécanique enclenchée il y a quelques mois dejà, il est juste l'élément qui. Comme en chimie, l'élément que l'on rajoute et qui change la couleur de la composition. Le révélateur. Ce changement, je le sens venir depuis quelques mois dejà, et tous semblaient me le crier. Je l'ai entendu.

Je ris de l'accent qu'il prend. Une semaine seulement et j'ai l'impression de ne plus savoir vraiment qui il est. Mais je sais que je suis bien avec lui. Assise dans l'herbe au téléphone je lui dit à tout à l'heure. Nous verrons bien où nous irons. Tant que nous sommes en mouvement.

Il faut déjà refaire un sac, pour repartir. C'est l'été qui veut ça, n'est-ce pas? N'est-ce pas ainsi que les choses vont. Ainsi la vie va. Comme cette femme qui parle d'une rose, à Avignon en 68.

J'ai encore traficoté quelques derniers mensonges, pour arranger le scénario. Mais sur mon vélo, mes longues tresses blondes au vent, je me dit que je suis la plus chanceuse.

Posté par llll à 22:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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