et puis voilà

lundi 25 mai 2009

Tellement longtemps que tu fuis ce lieu d'expression. Un vert printanier a remplacé l'ancien orange !
Trop, bien trop de choses en tête. Des choses qui bougent d'un coin à un autre, sans trouver leur place, il faudrait penser à ranger!  Tu t'amuses des lettres puis des mots puis des phrases, tu n'oublies rien?
Ah oui, suspendre ton souffle. Tu aimes ça suspendre ton souffle et glisser à toute vitesse. Rentrer dans la joyeuse tourmente ! On mélange tout, c'est fatiguant mais excitant.
Cependant, c'est vrai. Les coquelicots sont de nouveau aux bords des rails, tout va bien.

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samedi 13 décembre 2008

vu d'ici

J'étais en retard d'une demi-heure, le prof a semblé presque désolé pour moi et a qualifié mon visage de mutin. Etrange personnage... En rentrant je me suis arrêtée au marché pour faire le plein de légumes pour le week-end, en plus de mon traditionnel pamplemousse du vendredi matin. J'ai voulu faire sécher des rondelles d'orange pour faire un peu Noël dans l'appartement, elles ont cramé dans le four, mais ça sentait quand même bon. Sinon, quelques bonnes minutes au téléphone avec lui, je me doute que c'était une sorte d'aurevoir. Il passera bientôt la frontière.

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mercredi 10 décembre 2008

in case of happiness

Les couloirs qui mènent à la machine à café m'ont fait pensé à lui. Ces temps d'insoucience et de jeu. Aujourd'hui c'est plus opaque, et ses messages sur mon répondeur, et la neige qui nous séparera bientôt.
De la neige dans ma bouche. Qui ne fond pas.
**Entre temps j'ai eu le délicieux privilège de manger quelques framboises sous le soleil.

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jeudi 16 octobre 2008

all that she said

rien n'est comme avant. je voulais perdre mes repères, me sentir vulnérable pour mieux me fortifier. j'y suis. il est reparti, elle me tourne le dos, ils ne me regardent pas. je suis là. je suis seule. entre deux crises d'angoisse, j'ai confiance. j'attends seulement un peu plus de profondeur, de rythme, de goût et de texture. je suis patiente. les feuilles tournent oranges puis craquent au sol, tous les ans. cette année l'air est doux.

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mardi 7 octobre 2008

* c'est pas l'moment

Les ampoules derrière les chevilles. Les réveils qui sonnent un par un. Les troisième-année. La grimace de la pharmacienne.

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jeudi 4 septembre 2008

*

La sncf, mon pouce, mon sac et moi, quelle fine équipe pour des vagabondages divers et variés !

Pendant ce temps y'a une toute nouvelle vie qui commence a pointer le bout de son nez, sur fond de petites briques rouges. C'est la fin de l'été.

C'est la fin de l'été. Et des questions qui surgissent, je vais tirer ça au clair.

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lundi 25 août 2008

* la veille d'un lendemain

Je vois un petit déjeuner avec des fruits, calme, dans une cuisine ensoleilée. Voilà ce dont je rêve en ce moment, c'est le symbole de la vie que je veux re-construire, du nouveau départ que je veux/vais prendre.

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samedi 19 juillet 2008

* le brigand qui m'enlevera

Les décors changent. Des décisions prises plus vite que jamais. Du rythme, du rythme, du rythme, ça tourne un peu, l'ivresse de la vie. Comme je l'aime.

Les billets de train, un aller-retour au soleil. Un retour il y a un an et demi, au commencement. Il n'a pas changé, moi si.

C'est ce qu'elle m'a dit au café de la gare. Que depuis lui j'avais changé. Elle n'avait pas l'air très enthousiaste, mais moi je sens que c'est positif. Ce n'est pas lui, c'était une mécanique enclenchée il y a quelques mois dejà, il est juste l'élément qui. Comme en chimie, l'élément que l'on rajoute et qui change la couleur de la composition. Le révélateur. Ce changement, je le sens venir depuis quelques mois dejà, et tous semblaient me le crier. Je l'ai entendu.

Je ris de l'accent qu'il prend. Une semaine seulement et j'ai l'impression de ne plus savoir vraiment qui il est. Mais je sais que je suis bien avec lui. Assise dans l'herbe au téléphone je lui dit à tout à l'heure. Nous verrons bien où nous irons. Tant que nous sommes en mouvement.

Il faut déjà refaire un sac, pour repartir. C'est l'été qui veut ça, n'est-ce pas? N'est-ce pas ainsi que les choses vont. Ainsi la vie va. Comme cette femme qui parle d'une rose, à Avignon en 68.

J'ai encore traficoté quelques derniers mensonges, pour arranger le scénario. Mais sur mon vélo, mes longues tresses blondes au vent, je me dit que je suis la plus chanceuse.

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dimanche 6 juillet 2008

J'ai vidé les poches et plié ma veste, je l'ai fait glissé sur la table. C'est une page de tournée. C'est bien ainsi.

Les journées commencent en fin d'après midi et ça n'a pas de sens.

Quelques cartons de prêts, elle est (déjà) partie. Il reste une semaine. Je suis ailleurs. C'est une page dure à tourner.

Rien n'est prêt pour le départ, ni destination, ni billet, ni papiers d'identité. Il reste une semaine. Je suis ailleurs.

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vendredi 27 juin 2008

* le jaune de tes yeux verts

Il y a des fleurs rouges qui tombent sur le lit lorsque nous nous redressons. Quelques erreurs de parcours je le sais, je m'emporte toujours et oublie trop vite mes responsabilités.

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mercredi 25 juin 2008

*

Tout est surréaliste, exagéré, décalé. C'est des compliments que je ne n'arrive pas à me justifier. C'est la vie qui s'enchaîne si vite.
Je vais finir par devenir moi-même une faille spatio-temporelle.

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lundi 23 juin 2008

* robe de plage

Dans la voiture en rentrant je regardais le jour se lever, et les nuages striés de lumière, roses et oranges. Je savais que c'était gagné, j'avais un peu peur, et je me demandais combien de temps j'allais le faire attendre.
Une fois arrivés à l'angle de la rue, je n'ai pas réfléchi. Le gout de la réglisse ma surpris, pourtant je savais. L'autre à la fênetre. Et les autres.
Une fois là-haut, je ne tenais pas debout à cause de la fatigue. Je n'ai pas fini mon thé à la canelle, comme souvent. Les chiffres dictés deux par deux, comme des trophés gagnés. Encore une fois j'ai du m'expliquer, encore une fois à ce soir à demain à ce soir, tu m'appelles je t'appelle tu m'appelles. En début d'après midi, je m'enfuis à cause d'un rendez-vous, épuisée, affamée, déboussolée.
Je suis toujours dans ces états je crois.
Tous ces mots.
Un peu d'inquiétude en plus. Peut-être.

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vendredi 13 juin 2008

* les vignes hautes

Tout les matins je vois le jour se lever. Mais je ne vois rien des jours à venir.

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mardi 3 juin 2008

* la vieille horloge

Samedi je m'habille aux couleurs du festival. Je la suis sur le terrain mouillé, un peu déserté mais plein de vie. Je ne les connais pas mais je les aime, ils me font rire. Je ne le suis pas, mais je me sens de leur monde. Avec son saxo bizarre, il me plaît, et je le reconnait, mais d'où? Je ne m'attarde pas, et je repars un peu triste. Je me sens bien partout, mais je ne suis chez moi nulle part. Je la retrouve pour un débrief/brief avant de monter. Ils arrivent alors que je raconte mon rêve de lui. Je mélange la vodka à la pomme. Il me fait rire, comme toujours. Les genoux repliés dans ma jupe. Je pars avant lui, à la fin de this is the end.

Dimanche réveil dans le brouillard, j'ai la tristesse au ventre, son mail n'arrange rien. Je pars au soleil prendre l'air. Je m'isole, sur des plaques de béton abandonnées. Bouteille d'eau, musique et cigarettes, pour combler les dégâts de l'alcool de la veille, de ma solitude... Ma tête roule face aux nuages, et mes cheveux détachés s'envolent. Le ventre vide, je me dis que le vent pourrais m'emporter aussi facilement qu'il soulève mes cheveux. Plus tard je recroise le musicien, qui me reconnait, et me souri, longtemps. Toute la soirée le téléphone vibre, lui s'ennuit. Moi il me manque, déjà.

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jeudi 29 mai 2008

* buée

J'ai pensé à lui en voyant cette carte aujourd'hui. Je n'envoi pas assez de courrier, c'est un fait, alors pourquoi pas. Si tout va bien elle arrivera avant qu'il ne parte.

Suite au message d'hier, j'avais Rimbaud aujourd'hui dans mon sac -bien utile par ces temps de pluie et d'attente. J'ai aussi quelques uns de ces vers en tête.

Ce soir les pieds nus des danseurs, le professeur souri et chante, il explique l'origine d'un rythme. Les corps s'animent. C'est magnifique. Ca donne envie.

J'ai retrouvé ce soir les rires et les bêtises. Dans la cuisine, au fond du jardin, dans la voiture et dans leur salon. Ca faisait longtemps. Et ça manquait.
J'avais pris sa place alors il s'est assis à côté de moi. Nous avons parlé, calmement, c'était bien.

Un gateau au chocolat est dans le four. Demain un goûter pour dire aurevoir, le temps passe si vite.

Résultats vendredi ou mardi, ou mardi d'après, ou mardi d'encore après. J'angoisse. J'angoisse d'autant plus que je ne sais pas si je dois angoisser maintenant, ou dans une semaine, ou dans deux. Bref, patience. Et ma bonne étoile n'est sûrement pas très loin, j'y crois.

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lundi 26 mai 2008

* mopsy, flopsy...

Petit déjeûner.
" Ton accent anglais est meilleur que le mien !
- J'ai été bercée à ça... Y'avait toujours des américains à la maison !"
Je sais maintenant d'où ca me vient.

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vendredi 23 mai 2008

* les pieds dans l'eau

La reliure de l'agenda doit être fatiguée de s'ouvrir et de se refermer si souvent. Depuis plusieurs semaines, toutes les cases sont cochés, les notes dans la marge ne servent à rien, pas le temps d'en prendre compte, je file à toute allure. Et quand je regarde juin tout ne rentre pas. Juin n'aura certainement pas assez de jours et de nuits.

Juillet/Août est un point en forme d'interrogation. Ne parlons pas de septembre qui n'est qu'un gouffre sombre et perilleux.

Les mots sont loins.

Hier nous étions assises sur les marches de l'escalier extérieur, une seule fenêtre était allumée, mais la chambre était vide. L'air de la nuit sentait le sud, l'été, ces vacances adolescentes. J'ai encore volé un cendrier.
Tout à l'heure il mettait ses écouteurs sur mes oreilles, je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête, cependant c'était une assez bonne idée.

Lundi il y avait des fraises des pommes des bananes dans du chocolat, une beauté mystique et des amis retrouvés.

La vie des autres, au passage, siffle dans mes oreilles.
J'envoie un mail qu'elle trouve "blanc".

Parfois mes pensées se tournent vers lui, mes mains sur sa peau d'ambre, mais.

Et les moustiques bzz sans aucune décence envers ma fatigue.

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samedi 3 mai 2008

* multicolore

Mercredi, j'ai un peu traîné à quitter le travail, du coup là où je voulais acheter son cadeau, c'était fermé. Pas question d'arriver les mains vides, j'aime trop faire des cadeaux. Alors j'ai parcouru la ville pour trouver le magasin qui serait ouvert.
Pendant tout ce temps, les messages fusaient dans tous les sens. L'un surprend beaucoup/met mal à l'aise/fait sourire quand-même-un-peu-dedans, (mais toute chose étrange à son explication). Un autre parle d'une surprise, mais je n'arrive pas à / je ne veux pas trouver ce que c'est.
Nous avons discuté longtemps sur le balcon. Il a cédé à tous mes sourires.
Je suis restée bien plus longtemps que prévu. Repartie avec un cd et un vélo.
2h30 de sommeil et c'était reparti, pas de fête du travail qui tienne.
Nous avons discuté assises dans l'herbe, loin de la foule. Une erreur de 2 euros, je n'ai pas compris. Des inconnus avec qui ont discute longtemps, là encore je déborde des horaires prévus, il me souhaite d'être entière et libre dans tout ce que je fais. Je suis rentrée épuisée mais malgrè cela je me suis trouvé plutôt resistante.
Nous nous sommes rejointes pour pic-niquer près de l'eau, dans la lumière du soir.

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dimanche 27 avril 2008

* so fast

La journée a été épuisante. Les aller-retour et les cartons, le chat. En rentrant, il faisait tellement beau, que j'ai laissé passé le tram et demandé un dernier effort à mes jambes pour pouvoir en profiter. Après la douche bien chaude, j'ai mis ma djellaba bleue. Un bleu plus clair que ceux -par dizaines- sur mes bras, jambes et hanches.

Hier, un e-mail que je n'attendais pas. Mais alors pas du tout. Une bonne surprise qui arrive presque de nulle part. Les deux derniers mois ici ne vont peut-être pas se dérouler comme prévu. Il faudra s'excuser et annuler les engagements. Mais des oportunités comme ça, ça ne se discute pas. Quand la chance frappe à la porte, il faut bien la recevoir. J'espère que ça va marcher. Ca fait un peu peur biensur, je ne me sens pas à la hauteur biensur, mais c'est un projet qui me plaira beaucoup je pense et une expérience parfaite. On verra.

Sinon, il ont détruit le bâtiment d'à côté. C'est la ville qui vit et j'aime ça. Ca a fait du bruit et des débris. Mais maintenant il y a les murs : jaune, rouge et bleu. Et, surtout, la lumière.

(et je le dis pas toujours, mais vous savez que ca bouge en haut a gauche)

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mardi 22 avril 2008

* 24 degrés

On s'attendait toutes les trois à autre chose. On voulait se changer les idées, se reposer, se marrer comme la dernière fois. Le hasard a fait que. La surprise n'a pas été bonne. Y a-t-il des mots pour faire face à ces heures aux souffles suspendus?

Les rires étaient là mais ils étaient nerveux. Les discussions étaient là, sûrement bien plus vraies que d'habitudes, alternant les mots A : tranchants, angoissés, tristes, et les mots B, pour s'éloigner et reprendre un peu d'air. Les regards étaient lourds de sens. Nous avons rarement été aussi proches.

La terrasse, les vélos et l'eau des arrosoirs étaient jaunes de pollen. La banane était coupée menue. Les petits mots ont été dispersés partout dans la maison. Le rôti était un poulet. Le réveil fut un sursaut sans questions. Le voile était trop émouvant. La cigarette s'est fumé derrière la vitre. Le chèque a été rempli. La mousse au chocolat n'a pas eu lieu. Les yeux se sont posés sur la cafetière, le meuble en rotin et les encyclopédies.

Il faut reprendre, consolider la vie.

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jeudi 3 avril 2008

* so late

Courir pour rattraper les minutes, mon manteau trop grand qui glisse de mes épaules, le grand soleil qui brille et ça dans les oreilles. Les pièces roses grappillées au fond des porte-monnaie, l'adresse inscrite sur le comptoir du bureau de tabac, le timbre si gentiment offert, la case autres destinations.

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mardi 25 mars 2008

* au parfum

La fin de semaine on the road. C'est partir avec une heure et demi de retard et nos rires sans cesse et les réveils trop tôt et les petits déjeuners qui sont comme des trésors et les bêtises à la télé tous allongés sur le lit et s'aggripper à ses larges épaules pour ne pas tomber et la serveuse du restaurant et la directrice du magasin et les poissons sur le dos et l'écharpe oubliée. Et je me suis sentie bien, simplement. Comme quoi le bonheur ne se trouve pas forcément où je l'attends.

Le week-end loin de la ville. C'est arriver avec une heure de retard et la joie quand on roule dans les grosses flaques d'eau et le feu dans la cheminée et lui qui me et le lait qui se boit comme du petit lait mais qui n'était pas du tout une bonne idée et les buissons pour disparaitre dans la nuit et les oeufs à cacher dans le jardin et les cartes et les cheveux qui se coupent ou se font dreads et perles.

Le jour férié au ralenti. C'est se lever trop tard toujours et mon nom dans la rue et s'installer au café pour écrire au calme et les voir un peu et la pluie qui tombe et passer devant la fenêtre sans tourner la tête et le sourire devant l'ordinateur et probablement en juillet nous nous retrouverons.

Tout est dit.

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mercredi 12 mars 2008

* verte veste

Aujourd'hui sans vraiment savoir pourquoi, sans réfléchir, je me suis retourné et je me suis mise à courir dans la rue pour le rattrapper. Ca n'aura peut-être servi à rien pour notre histoire. Mais je me suis sentie vivante à ce moment là. Je n'attends pas grand chose d'autre de la vie.

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lundi 10 mars 2008

* les tulipes jaunes

Pourquoi rions-nous toujours autant dans la salle de bains? Je n'en sais rien, mais qu'importe, c'est si bon ! Le week-end d'une traite, simplement, les jours et les heures aussi unis que nous. Il était si touchant, bredouillant, ses mains jouant nerveusement avec ce qu'il trouvait sur le bureau.
Mes cheveux pas séchés au vent, les fleurs oranges, la petite fille de 3 ans et demi elle-aussi-mais-pourtant, les mains chaudes pour réchauffer les miennes.
Les résultats ici mauvais, là-bas bons, c'est ainsi. Nous sommes allé sortir les papiers des enveloppes, et j'ai desuite reconnu la liste bleu foncé, heureusement je n'ai eu à tracer qu'une seule barre pour eux.

Sinon tout s'accèlère, je le sens. Comme toujours en ces moments. Il faut que je m'élance, je le sais. La vie m'aide, et j'ai l'impulsion en moi, j'en suis sûre. Tant pis si je ne peux compter que sur moi, je sais que c'est une force. Et les jours de la semaine sont tous cochés de choses à faire, ça fait du bien de se sentir à nouveau en rythme.

Je dois marcher droit moi-même afin d'être un soutien pour les autres. Elle va en avoir besoin. Je crois que j'en suis capable.

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mardi 4 mars 2008

* re-partir

Je pense souvent à là-bas. A ce petit bout de ma vie. Cette escapade à ma propre vie. (y a t-il un lien entre to escape et escapade? j'aurai voulu étudier les langues)
J'y pense souvent en entendant la musique que j'écoutais là-bas. J'y pense autant quand j'écoute Syd Matters (merci à toi) et Devendra Banhart, que j'ai pourtant connu après être rentrée.
J'y pense, et je crois que c'est ce qui me fait tenir.

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dimanche 2 mars 2008

* boîte à outils

Je me souviens chaque nuit de mes rêves. Il sont si facilement explicables, si empreignés de faits réels, que ça en est bizarre, louche. Les nuits sont sûrement trop longues.
Hier les toits de la ville, par pur hasard. C'était chouette, et alcoolisé.
Mars a débuté et je sais que je ne serai pas à la hauteur. Il y a trop de choses qui ne sont pas au point en moi-même. Et cette vieille rengaine qui me hante comme un vieux souvenir. Mars à foison. Non. Je ne crois pas. On verra.

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jeudi 21 février 2008

* pamplemousse chinois

16 février 2008. le sucre du Kougelhopf. la flûte et la guitare. l'appartement transformé. les messages tout au long de la journée. le retroviseur qui en dit long sur mes erreurs de jugement. le mélange des gens et des genres. la découverte du mot dans le livre. le mur de photos qui emeut. l'arbre pour la vie. le départ retardé. mon sourire benêt de bien-être.
c'est passé trop vite. mais c'était parfait.

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mardi 12 février 2008

* please press play

Les jours sont trop empleins de mélancolie pour ces jours de février. Il devrait en être autrement. C'est l'air dehors qui me fais dire ça. Un air de mars. _ _
J'ai envie de plus de choses, de me frotter à la vie. Pourvu qu'avant la fin de semaine tout s'accelère et m'emporte ! Je ne veux pas avoir 20 ans immobile.

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vendredi 18 janvier 2008

* il doit y avoir un équilibre

Entre les faux et les fous, je suis floue.

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dimanche 13 janvier 2008

* le même accent

Vous souvenez-vous de l'enveloppe? Celle restée au fond de mon sac?
J'ai rendez-vous à 17h.
Et du brouillard plein le corps, la tête et la bouche.

(et toujours en haut à gauche)

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vendredi 4 janvier 2008

* loin de Barcelone

De la dernière minute finalement/comme toujours. Ceux avec qui on ne voulait pas être et puis. Le sac pour la nuit est vite fait, on se sépare dans la rue. L'enveloppe n'a pas été déposée à la fenêtre parce que, je ne sais pas pourquoi. Elle est toujours dans un de mes sacs. Retrouver les autres et s'entacer dans la voiture, se faire legers dans les pentes. Là-bas j'aime toujours autant mais cette fois c'est l'hiver. On s'attable pour couper/épucher les légumes et les fruits. Il me coupe une pomme pyramidalement. Il me ressert 3 fois de la vodka pour préparer la fondue au chocolat qui nous attend. Le reste des fruits est immédiatement mixé et dilué dans du rhum. Plus tard nous sortons avec le champagne et les feux d'artifices. Tout le monde se sert dans les bras pour se souhaiter une bonne année. Nous ne nous serrons pas dans les bras, nous ne nous souhaitons pas une bonne année. La forêt que l'on traverse avec bougies et frontale, attention à la racine ici, attention au ravin là-bas, il ne connait pas vraiment le chemin qu'il faut prendre. La-bas les gens bougent dès que nous nous rapprochons, quel accueil, nous repartons par la route. Ca chante, ça se cache, ça ne marche pas droit, ça se jette dans le fossé, il fait très froid. Le gâteau au chocolat en forme d'étoile, il m'a donné sa noix parce que j'aime beaucoup ça. On s'installe en cercle au milieu des vignes. Il parle russe, je le fais boire pour le réchauffer, je lui verse son bouchon de vodka parce que lui a tout renversé et je renverse tout aussi. Dedans ils jouent de la guitare. On cherche celui qui n'est pas perdu. Je bredouille quelques notes à la guitare moi aussi. Nous jouons aux cartes. Je vais me coucher an haut alors qu'il dort déjà en bas. Je me lève parce que à quoi bon dormir encore alors que d'autres sont déjà réveillés. Il se lève pour prendre l'éponge avant que je ne me rende compte que j'ai renversé ma tasse. La cafetière italienne ne désemplit pas. Dehors tout est recouvert de givre et c'est magnifique, voilà l'année qui commence bien. Les douze joueurs de cartes tournent autour de la grande table de bois. Je finis deuxième, voilà l'année qui commence bien. L'heure à tourné, certains travaillent, on s'active. On s'entasse dans la voiture et je repars heureuse.

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vendredi 28 décembre 2007

* la fortune

La surprise des dés jetés en mon absence. C'est comme ça que la vie se déroule, il suffit d'un geste et tout se décide tout seul.
Une certaine forme de vie est née il est vrai ces derniers jours.
Et cette image, c'est par hasard que j'avais différé le post à cette date.
Alors en avant, reprenons la cadence.

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mercredi 12 décembre 2007

* des béquilles plein les bras, j'annonce la grève

Croyez moi bien.
Tant qu'il n'y aura pas de vie, il n'y aura pas de mots.

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lundi 26 novembre 2007

* bouche cousue

Les heures deviennent des jours, les jours des semaines, et les semaines des mois.

C'est drôle, quand tu es parti, tu n'as rien oublié. Presque rien. Il ne me reste presque rien à prendre dans la main pour avoir un peu de ta présence. Mais tu n'es pas bien loin pourtant, c'est une semaine seulement, qui m'éloigne de toi. De lundi à lundi, ça fait bien une semaine.

Bientôt, quand j'aurai le droit de te voir, j'irai t'apporter le paquet de spéculoos que j'ai acheté juste pour toi. Parce que tu n'en as jamais mangé. Et que je suis sûre que tu vas adorer. Et que je veux continuer à partager avec toi.

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jeudi 22 novembre 2007

* l'appel

Il fait beau mais ça sent l'essence.
Je fume à heures fixes et leurs vélos ont toujours la même place.

Hier dans la grande salle, la musique magique, les gens si nombreux, et mes sanglots étouffés.
Je m'allongeais sur ses genoux pour pouvoir voir la scène. Ou je gardais ma tête appuyée sur mon bras accoudé à la rambarde, pour que le sang soit ralenti et que mon bras soit engourdi et douloureux.
Elle a eu raison de me regarder droit dans les yeux et de me dire : tu ne peux rien faire. On ne peut rien faire, et tu peux encore moins que moi. Car c'est vrai, je ne peux rien faire, à part attendre et culpabiliser en silence. Let's go.

Sinon, je suis hors système. Le vôtre, c'est un mystère, je ne sais pas ce que sont ces manifestations, blocages et autres AG. D'actualité, il paraît. Le mien, lequel?

Et je l'ai laissé partir alors qu'il me devait une séance photo. De toutes façons j'ai oublié le thème.

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lundi 19 novembre 2007

* miss météo

Les feuilles oranges, biensûr, recouvrent le sol à n'en plus voir la pierre. Ca n'a rien d'incroyable, biensûr, c'est la même chose chaque année. Pourtant je m'émerveille chaque année, biensûr, et même que j'en suis fière.

Ce n'est pas la saison du renouveau. Grisaille, froid et pluie, et pourtant. C'est que je sais bien que chaque année c'est la même chose, on se recroqueville dans les manteaux, autour de la cheminée, d'une tasse de thé à l'orange, et on laisse la vie couler. Alors cette fois je prends les devants, et c'est ma vie que je prends en main. Je te dis aurevoir, et peut-être pas merci pour ces mois ensemble. Je vais seule vers l'hiver, tant pis si ça brûle un peu les joues, les mains et le bout du nez._

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mardi 6 novembre 2007

* levé de rideau

Les affaires reprennent.

Se lever le matin, c'est moi qui le réveille, c'est moi qui la sort du lit. L'aller-retour en tram, aller chercher ça pour l'emmener là-bas. Le retrouver, tous les trois dans la ville, je repars seule, la ville à vélo. Retour à la maison pour repartir encore. Bonnet et écharpe à pompons. Je suis en avance, ils arrivent, je fini ma cigarette. On s'installe dans les fauteuils, ça faisait tellement longtemps. Le noir se fait et tout commence. Il me fait penser à quelqu'un mais à qui, l'anglais qui fait du bien comme toujours. Plus d'une heure plus tard je sors toute cotonneuse. Les rues sont vides et c'est vraiment triste le lundi là-bas. C'est pas grave, mojito melon. L'energie du retour, le dernier trajet à vélo de la journée.

Je m'endors, une fois de plus, -malheureuse- car ce n'est pas suffisant. Je sais que je n'en demande pas trop pourtant.

Les coups de téléphone et les pages de l'agenda se remplissent ici et là. Ce n'est pas assez je le sais mais pourtant ça fait plaisir. La semaine prochaine comme une petite souris curieuse je vais découvrir cet univers qui m'attire. J'ai un peu (beaucoup) peur comme à chaque fois. Mais j'ai tellement hâte.

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lundi 5 novembre 2007

* like dice

Brisant le silence, j'ai dit ça dans un souffle. J'ai senti le rythme de son coeur se décaler, comme il oubliait un battement. Ca fait du bien de dire la vérité.

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mardi 30 octobre 2007

* tour de magie

Il est évident qu'il faut se dégager de l'étreinte. Des racines trop étouffantes et qui emprisonnent au sol. Il faut partir. C'est tout simple, loin, longtemps.

Peut-être davantage pour ne plus voir toujours ces même choses que pour en voir de nouvelles. Il suffit de quitter le navire et d'aller être ailleurs.

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vendredi 26 octobre 2007

* roue

C'est un cauchemar, et pourtant. Le temps, qui passe. Heureseument qu'il s'occupe de ma vie, car je suis totallement incapable de prendre des décisions. De vivre.

L'appareil photo prend la poussière.
Pourtant l'autre jour, alors qu'il dormait, j'ai sorti ciseaux et magasines, stylos et pinceaux.

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vendredi 19 octobre 2007

* se remplir

Redécouvrir le froid des matins d'automne. Chaque avion dans le ciel comme une étoile filante. Les voeux sont des destinations. Simplement je sors acheter une plaquette de beurre pour mon crumble pomme-canelle. Je m'inquiète pour lui.

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dimanche 14 octobre 2007

* cerise

Je n'ai pu m'empêcher de relire encore ces quelques lignes. La première fois ces mots m'ont fusillé. Un étrange mélange de plaisir intense et d'horreur. Je les attendais depuis toujours, en fait. Ils donnent le sentiment d'exister. Mais peut-être arrivent-ils trop tard. Peut-être que je ne les voulais que par caprice enfantin. Peut-être qu'en fait c'est trop pour moi.
Il a dit. Et redit. Et ça rappelle d'autres naufrages-.

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samedi 13 octobre 2007

* lucarne

Tout se mélange, et tourbillonne. Moi je regarde.

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lundi 1 octobre 2007

* porte close

Je n'ai pas réussir à m'endormir. Je n'ai pas pensé à me réveiller.
Des angoisses, que j'éloigne avec mille et un stratagèmes. Je me laisse glisser sur le calendrier.

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vendredi 28 septembre 2007

* raisins

Le premier soir quand il est revenu. Il était beau il était fort. C'est qu'il raconte bien. Et j'étais fière. Quand tout le monde était dans la cuisine et que je rangeais mes livres dans le salon, il est venu pour m'embrasser enfin. Peut-être fallait-il juste qu'il s'éloigne un peu pour que l'envie de me rapprocher me dévore.

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mercredi 26 septembre 2007

* le temps d'un soupir

3.9
le dernier café avant qu'il ne parte pour de bon
3.9
variations sur le thème du 'lou' à la guitare et au chant
4.9
il n'était pas d'accord, alors
7.9
raccourcir la balade à cause de la jupe
7.9
faire une mauvaise rencontre
8.9
prendre des photos pour voir le bois dans la fôret
9.9
le chien hermaphrodite avec une croix à l'envers sur le ventre qui est né devant une église
9.9
l'oeuf cassé sur le lavabo à six heures du matin

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* frissons

L'automne qui s'annonce se fait glacial contre mon corps recroquevillé dans l'appartement. Peut-être que dehors il fait beau, qu'il y a la vie et les gens. Mais je suis ici.
Je suis une gamine capricieuse qui pleure et gémit et tape du pied. Car je ne peux pas croire que l'été soit fini. Qu'il faille déjà s'engouffrer dans l'hiver. Ca me fait tellement peur l'hiver.
Et avec l'immobilisme qui me menace cette année. Je préfère fermer les yeux.

Et puis. Il y a des cerises en fimo dans mon oreille, du thé Marco Polo quand ils préfèrent ces sachets industriels aux saveurs artificielles, du rouge aux ongles courts, l'aurevoir déplacé de samedi, l'achat coup de foudre pour se protéger de la saison, les écharpes qui sentent bon qu'il nous a tellement gentiment offertes, et les livres lui ont plu, ici nous saturons un peu mais sommes piégées, et puis je suis finalement bien avec lui, et j'ai enfin fini le livre-commencé dans une autre vie.

Je ne compte pas depuis quand ça n'était pas arrivé, j'aurai le vertige. Aujourd'hui je suis seule chez moi. 

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vendredi 31 août 2007

* parallèles

J'aime aller là-bas. Mais. Tout le monde me pose des questions. Les mêmes questions. Je n'ai pas de réponses. Je n'ai pas d'inquiétude. Je suis perdue, mais pas plus qu'avant finalement. J'ai juste arrêté de faire semblant. Mais là-bas, peut être comme ailleurs, il n'y a que les apparences qui comptent.

On m'a posé des questions, essayé de me faire avourer, harcelé. Je mens car je ne veux pas leur dire qui je suis et ce qu'est ma vie, je veux le cacher. Et puis finalement, assises sur le sable sous le vent, je lui ai avoué, car elle pouvait comprendre et que ce n'était pas un si grand enjeux. Et je pense que ça n'a rien changé.

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samedi 25 août 2007

* robe arc-en-ciel

Je réalisais pas vraiment, et. Le départ pile à l'heure, le détour, la route qu'on avale en somnolant et mi-chemin elle brise ma timidité. On arrive sous le soleil et qu'est ce que ça fait du bien. C'est beau et comme il est un peu tôt on en profite pour une petite errance des rues inconnues. Et on rejoint les assis en attente. Et face à ce décor magnifique, au ralenti le temps passe, et quelques passages musicaux me mettent plus encore l'eau à la bouche. Mouvements de masses anticipés, se rassoir et puis finalement pénétrer le lieu du crime, émerveillée et perdue, il faut se décider, nous choisissons d'être au plus près. Attendre encore mais ce n'est vraiment plus grave, et puis on parie. L'impatience monte d'un cran quand ça commence, un peu de perplexitude aussi. Ne pas y croire, c'est tellement grandiose d'être là. Savoir d'avance comme ça va être magique et fort.

J'attendais ça depuis des années. J'ai cru mourir de transcendance, et des larmes dans les yeux qu'on ne peux retenir tellement c'est fort, fort, fort. Ca commence parfaitement. Et plus ça dure et plus c'est bon. C'est magique. Elle est si belle quand je l'apperçois. Je lève parfois les yeux pour voir les étoiles ou les autres, et je danse, comme jamais. Je suis si loin du monde, si près d'elle, si profond en moi. C'est parfait. Finalement, elle s'en va, trop tôt, évidemment. Elle se fait désirer, longtemps, et nous reviens et c'est merveilleux, et je ris de son accent adorable. Et des confettis (encore !) partour dans le ciel, qui tombent dans les mains comme dans les yeux, aussi dans le décolleté et le pantalon, et qui finissent par cintiller comme des étoiles intermittentes dans le ciel noir, alors que tout le monde s'agite et que j'encaisse, immobile. La foule s'évapore doucement, je suis traumatisée, et ma tête sur le point d'exploser.

Le reste, c'est se perdre et se retrouver, la bière qui est si douce et agréable, et discuter discuter malgrè la douleur, essayer de se rapeller, de revivre un peu. Attendre, et puis s'endormir, fatiguée de tant d'émotions. Au réveil, la magie du rêve éphémère s'est dissipée. Alors je m'arrête acheter des chocolatines pour le réveil.

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dimanche 19 août 2007

* confettis

Parce que je ne pouvais passer l'été sans manger de (ses) fraises, j'ai mis ma vie sur pause, en particulier lui, et je me suis enfuie chez moi. Pour remettre en place, tout était devenu flou.

Ah, l'été passe sans moi quelle tristesse. Bientôt je reprends le contrôle, hein, pas vrai que je peux le faire, et leur clouer le bec à toutes ces mauvaises langues qui ne croient qu'aux apparences. Pour moi la vie est ailleurs.

Ailleurs.
Je veux re-partir. C'est tout ce qui importe desormais.

(et je rêve que je m'échappe dans un bus qui est un train et qu'on ne sait pas où on va et que je n'ai pas pris d'affaires mais les gens sont adorables et on est bien servis et la monnaie est le franc, bon, voila)

-en haut. à gauche.

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mercredi 8 août 2007

Au milieu de la nuit, assise à côté de lui sur le bord du lit, à la lumière d'une bougie, partageant grenadine cigarettes et souvenirs, j'ai pris conscience des corps et du mois d'août.

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Une casserole d'étoiles au dessus de la grande scène, un bon fou rire quand on jouait à usurper à l'entrée, les gens ensemble, avant de s'endormir avoir un peu peur et comprendre de la noirceur de ces êtres perdus .

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mercredi 1 août 2007

* pastèle

Ce soir un peu de solitude ensemble, enfin. Du temps, et je ne sais ce qu'on va pouvoir en faire mais cela n'est pas grave, ça sera bon de n'etre qu'ensemble. Je me félicite d'avoir pris mon courage et eu l'espoir d'essayer l'espoir que ça puisse marcher. Tout n'est pas parfait mais cela n'est pas grave, car je ne sais pas ce que ca pourrait bien vouloir dire. Je sais juste qu'être à ses côtés c'est doux et souriant, surtout le matin. Qu'importe ce que les gens en ont pensé et ce que moi-même j'ai pu en dire. Je ne projette pas, je regarde juste comment ça évolue. Sonnette.

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vendredi 27 juillet 2007

* et l'eau

les milles couleurs saveurs odeurs de l'été me passent au travers du corps. et c'est bon.

des lieux et des gens. je voyage presque autant.

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samedi 21 juillet 2007

* lâcher prise

la tempete fait rage. l'eau monte. je grimpe comme les autres à un arbre. je fais connaissance avec mes voisins d'infortune. puis un à un ils se font attraper par la vague destructrice et sombrent. moi je me suis longtemps aggrippée à ma branche vous savez.
et puis là j'ai laché.
je suis un peu restée à la surface, ballotée par les flots, entre air et eau. et puis moi aussi je me suis laissée engloutir. au début on se débat un peu, ça fait un peu mal en fait. et puis descendue dans les profondeurs, habituée, on se fond facilement dans cette douce passivité.

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dimanche 15 juillet 2007

* héritage

je sens que biensur mon courage de ces deux derniers jours va m'abandonner le moment venu. en fait ce matin en me réveillant j'avais déjà oublié ce que j'avais décidé. il n'en reste qu'un vague souvenir mais pas moyen de lui donner vie. alors bon. personne ne crois en moi, c'est peut etre ça qui va me pousser à le faire, malgrè tout, malgrè le fait que je ne sois pas sure a cent pourcent. bon. voila. j'ai peur. de moi. de lui. il n'y a jamais eu de nous.

> je n'ai pas pu abandonner. c'est stupide de se déclarer perdant sans avoir essayé de gagner. je n'avais rien tenté. je m'étais cachée derniere lui et n'étais pas moi. j'ai mis les points sur les i. je vais etre honnete et tenter de construire quelque chose avec lui. je ne pouvais pas ne pas essayer. je suis sure que ca en vaut la peine.

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vendredi 13 juillet 2007

* point de chute

à toujours vivre entre l'enfance et la vieillesse - j'ai oublié qui j'étais - ou qui je voulais être

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* forget it

vous comprenez bien que je m'amuse. un fragile château de cartes sur une plage en sable. des illusions j'ai inventé en créant la mare où je me noie. la vérité je la sais. seulement sous les cils rassemblés. mais c'est encore plus effrayant. le reste du temps je fais semblant, et je me laisse porter par les remous distraits de ma noyade. mais j'en ai déjà parlé. je regarde ces yeux mais je ne peux rien leur dire. je n'ai rien à leur dire, alors nous restons silencieusement attendris, j'imagine. pendant que l'autre tremble je le fuis il s'isole. oui, il n'est jamais vraiment là. je ne le sais pas mais je l'ai compris. quand je doute alors c'est une vague encore plus amère qui roule sous ma peau tiède. je n'ai simplement pas de certitudes, comme un voyageur. avec des destinations aléatoires et changeantes, en rond je le suis. je n'ai pas réussi donner vie aux règles inscrites sur un papier d'espoirs naifs, que ma poche trouée a laissé filé. c'était lors d'une nuit longue d'un mois et demi d'insomnies. alors je ris de mon corps oublié inanimé sur le balancier d'une horloge. je dois vous dire que chaque heure elle sonne derrière mes yeux encores ouverts et elle trace du doigt, dessus et dedans, des lignes toujours plus entêtantes. ça chatouille je dirais si on me demandais ce que ça fait. sinon, je choisis de quel côté je m'endors et j'ose m'encourager parfois. dois-je faire mes exercices consciencieusement. je sais tu sais que tout ça n'est qu'un château de cartes humides installé sur un coin de bitume chaud et déchiré par le temps cruel. alors pourquoi donner de l'importance à tout ça. je sais tu sais que la vraie vie n'est pas là. et que c'est moi qui choisis. et que j'y retournerai.

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lundi 9 juillet 2007

* anecdotique

j'étais dans le train et sans raison aucune je me suis souvenue d'une habitude qui m'a suivie pendant un an tous les matins, alors je me suis baissée discrètement pour prendre dans mon sac carnet et crayon et griffoner entre mes genoux -des mots gris sans cesse redessinés sur le reflet humide d'un visage inconnu- je vais surement jeter ou perdre mon carnet et je n'aime pas oublier vous savez je veux tout garder

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* madame, monsieur

ramper. se repentir. baisser la tête. s'auto-flageller. demander grâce.

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* ici bas -ou pas

vous l'aurez remarqué -ou pas. je suis de retour. j'ai changé la tapisserie, c'est mieux -ou pas, je fais ce que je peux. et j'ai mis quelques bricoles à frôler de la souris en haut à gauche. et je vais essayer de mettre à jour. et peut etre raconter un jour des choses interessantes -ou pas.

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* parisiens !

elle vient à vous pour encore quelques semaines alors il faut aller à elle*. et alors vous rencontrerez. des messagers qui vous murmurent des vérités droit dans les orbites. et ensuite, laissez le flux sanguin les répandre en vous. c'est tout.

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dimanche 8 juillet 2007

* six, seize dix-sept, zero sept

Je l'avoue, c'est un peu moi qui ai commencé, oui je sais, c'est fou. J'ai du mal à le croire. Enfin, j'ai attendu de savoir que je pouvais le faire, j'ai attendu toute la soirée, jouant avec la cire. Et alors ma main et mon cerveau se sont dissociés.
Et puis ensuite, boh, cela ne sert à rien de raconter ça, ne soyez pas curieux. Ok, rapidemment. C'est juste pour pas que j'oublie que j'en parle ici vous savez, pour la postérité.
Un second bar ensemble, rapidemment une grenadine. Un café mal fait, et la tasse sera abandonnée je ne sais même plus où. Errer ensemble sur les bords en herbe de la rivière puis dans les rues. Un canapé rouge et une porte pas vraiment fermée. Alors finalement une pastèque assise seule sur le plan de travail, les pieds qui s'balancent, le sucre et l'eau plein la bouche et les doigts, et les yeux par la fenêtre, à discuter secretement avec le soleil levé depuis un bon moment, aussi, s'amuser tristement en comptant les minutes de son absence. Et s'endormir, je ne sais plus.
Le lendemain une glace à la noix de coco et s'étendre sur l'herbe sous l'arbre. Et disparaître du monde. Tous ces gens autour n'existaient plus, je n'étais plus rien et lui non plus, nous étions juste là à savourer si simplement ces heures. Parler pour ne dire que la vérité car dans ces moments je n'ai rien à cacher, tout se passe sans que j'ai besoin de reflechir, ma bouche et mon cerveau se dissocient. Je lui ai posé des questions aussi, puisque depuis le début je ne souhaitais qu'une chose c'était le connaître, en savoir plus. Ce qu'il est. Il m'a parlé aussi de ce que je serai et d'autres choses encore délicieuses. Et puis il a fallu quitter cette herbe si accueillante. Et se dire aurevoir avant d'être en retard. Car il y a d'autres trains à prendre.

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lundi 2 juillet 2007

C'est moche ici.

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mardi 19 juin 2007

papillon, le monde est mon printemps

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vendredi 15 juin 2007

est ce que vous etes heureux?

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mardi 12 juin 2007

c'est trop stupide de dire que, mais, le temps passe si vite et deja on demonte le décor en carton, et on s'en va jouer d'autres scènes ailleurs. enfin, je. et je ne sais pas, cette fois je ne sais rien. tout juste l'heure du train mais de quoi seront fait les jours et les nuits.

il reste ses mots que je n'ai même pas besoin de traduire parce qu'ils résonnent aussi bien au naturel. et sa lettre qui n'arrive pas et ce sera surement trop tard et je ne veux pas me dire que tout ca veut dire ce que ca veut dire.

alors plein d'images des mots des odeurs des sourires et des souvenirs, et tout ca, je mets tout bien tassé dans le grand sac ( à dos-en mémoire ) et je (re)prends la route. a la recherche de quelque chose peut etre, mais je ne saurais qu'a l'arrivee.

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mardi 29 mai 2007

Peut-être disons, comme je ne sais pas trop par où commencer, les coquelicots au bord des rails, et les "bonjour" qu'on dirait qu'ils vont s'envoler. Et peut-être aussi ses pieds nus. Et l'odeur des fraises, et les poubelles en feu, et le temps qui file, file, file tres vite.

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vendredi 25 mai 2007

Envie de manger des cerises.

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mardi 15 mai 2007

* monde virtuel

J'allume une cigarette pour calmer ma toux. Derrière moi il y a des dessins animés sans le son. Dehors il pleut, c'est bizarre, j'ai l'impression que c'est pour marquer ce jour. Encore quelques quatre petites heures. Je n'ai pas encore pris ma décision. Je retarde le moment de tout mettre dans le sac. Je me demande quelle sera la bande son de l'impulsion de mon saut dans le vide de demain. Un saut au ralenti, cinq d'heures d'apnée._

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* peut-être

La vie est uniquement une question de priorités. Alors l'amitité et l'amour n'ont plus de sens, il convient juste d'essayer d'obtenir une bonne position dans le classement des priorités d'autrui. Alors la notion d'humanité en l'homme n'a plus de sens.

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dimanche 13 mai 2007

* virage

Lundi, mardi. Vertigineux, excitant, effrayant. petite

Il. Serre, fort, fort, très fort. Mais. Je vais devoir le faire parler, les gestes ne suffisent pas dans mes règles du jeu.

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samedi 12 mai 2007

* dépasser l'heure

Ca fait du bien. De s'ouvrir, de changer d'entourage, d'être seule sans eux, de rattrapper le temps, de faire ses preuves, de découvrir.
Essayer avant de partir de prendre la vie ici dans le creux de ma main, pour regarder une dernière fois ce que c'était. Essayer de ne pas retrouver la même chose en rentrant.

Aussi sentir son odeur au lieu du crime et se dire que cette fois c'est moi qui part. Et que c'est pas plus mal.

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jeudi 10 mai 2007

* appel d'air

On dirait bien que tout s'effondre. Mes mensonges. Mes illusions. C'est elle qui m'envoie la vérité dans la gueule, par mail, comme elle en a l'habitude. J'ai juste oublié de grandir. Est ce que je dois vraiment m'en vouloir? Quand je regarde où j'en suis, oui, mais j'en veux plus encore au dvd de Peter Pan qui traîne par terre. Je continue comme un zombie, parce que j'ai commencé. Et je ne retiens pas toujours mes larmes.
Le rayon vert de la photocopieuse, régulier et aveuglant. Le rayon vert de la partition, obsédant.

Sinon, je relis et corrige un peu._

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mercredi 9 mai 2007

* le contenu d'un nuage

Face à l'échec, au doute et à la difficulté. Trouver la force de se laisser une chance.

Before i count 1, 2, 3... (Bjork-Unison-s'il vous plait écoutez) Je serais partie, dans une semaine, j'abandonne tout. Oui, j'abandonne. Tout. Lui, eux, ici, là-bas, cette vie ne m'appartient plus. Et je ne sais pas si je (lui) reviendrais.
Regardez : c'est un verre de grenadine que je fracasse dans l'évier, c'est une porte que je claque et ne ferme pas à clef avant de dévaler les escaliers. Je veux courir, et ne plus m'arrêter à des horizons imaginaires. I never thought I would compromise.

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jeudi 3 mai 2007

* petits cailloux

30.
J'ai eu le droit de partir, parce que j'avais gagné à ce jeu surréaliste et stupide. Alors je suis partie. J'ai eu le droit à l'odeur de la forêt mouillée. Délicieux. Et puis aussi à la beauté mystérieuse de l'étendue verte qui rappelle des destinations lointaines et inconnues. Et puis aussi à l'étincelle qui fait flamber la brindille, la petite branche, le bois, et qui finalement réchauffe. Juste le temps de voir et de sentir, et repartir. Il ne sait pas ce que je lui dois.

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* propre comme figuré

Je me trompe sans cesse. Mais je m'envole dans deux semaines. _

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mercredi 2 mai 2007

*

J'ai eu besoin de ce matin survolté, plein de rires et de bêtises. Délivrance. Pour effacer, gommer, atténuer la violence des mots lourds de la veille. Des mots tranchants, sanglants, des couteaux que l'on sort d'un ventre squeletique, murmurés dans le noir et le silence, et qui résonnent contre les murs, libérant doucement tout ce qu'ils ont de terriblement humain, d'affreusement triste et cauchemardesque. Le laissant là, assis sur le bord du lit, ou dans mes bras, entité fragile, assemblage maladroit, être décousu, tenant tous ses souvenirs et sa rage et sa tristesse et son désespoir dans ses bras maigres, maltraités par la vie, épuisés par le poids de ces fantômes qui le hantent. Pas de crise ni de larmes. Il a l'habitude de subir, et d'être privé de vériter, pour simplifier. Il ne voulait pas m'effrayer (plus?), ni sombrer dans le coeur de la tempête. Ne pas vraiment voir, pour ne pas prendre plus de coups dans le ventre. Fuir. Et recommencer.

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mardi 1 mai 2007

* autrechose

J'en ai eu marre de ces matins d'errances. Alors je suis sortie boire mon café dehors, malgrè la pluie. Mes pieds s'enfonçaient dans la terre boueuse. L'eau poluée coulait dans le fleuve comme le café dans mon corps. Des dizaines de poissons immondes sortaient leurs bouches envieuses à la surface de l'eau. Au milieu de ce no man's land dévasté j'ai esquissé quelques pas de danse avec le vent. Les voitures derrière les barrières me voyaient sûrement alors je leur ai souri tout en continuant de suivre la musique. J'ai posé ma tasse sur le sol et me suis barricadée derrière mon parapluie pour rouler ma cigarette. S'il n'y avait eu la ville, l'eau et le ciel se seraient confondus dans un gris ombreux. Quand je suis rentrée me réchauffer, il avait bu son café.

> bon. je suis encore malade.

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dimanche 29 avril 2007

* des visages

Faire trois fois le tour du paté de maison en voiture. Parce qu'on l'avait oublié, parce qu'il n'avait pas pris le bon sachet, parce qu'il avait oublié sa bière sur le troittoir. En remontant dans la voiture il avait perdu sa mauvaise humeur. Arrivés, s'installer tout autour de la grande table ronde, trop petite ce soir pour nous tous.

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mardi 24 avril 2007

* goût

Il est 21h30 et j'interromps ma lecture pour aller me découper une tomate et un peu de concombre. L'été est appréciable par ces soirées où tout le monde garde les fenêtres ouvertes. Et alors les bruits de la vie remplacent la musique que l'on entend au loin, du salon. Juste ce silence au coeur de la ville, ce calme autour de la cour en bas, la voix des voisins, mélodie insaisissable, un bruit de vaisselle et d'autres encore, indéfinissables. Une bonne pincée de sel. J'hésite sur un filet d'huile d'olive, et puis non.

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dimanche 22 avril 2007

* n°69

Une respiration, un clignement des yeux. Emballé c'est pesé. Et finalement c'est pas si mal, on s'y retrouve à peu près. Reste à savoir si vous aussi.

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* à vivre

J'ai souri fort dans la rue. J'ai mangé des fraises avec de la chantilly. J'ai joué du piano, doucement, avec plaisir, seule dans le salon, ce lieu inconnu où je me sens mal, c'était bien, il jouait de la basse dans la chambre et n'écoutait pas. J'ai souri toutes les fois où je me suis réveillée. Je me suis dépêchée de traverser la ville, deux jours de suite.

J'ai oublié beaucoup mais ce n'est pas grave, du tout, parce que demain on allonge et on enrichi. Et les jours qui suivent aussi, peut-être. (J'ai toujours aimé les listes.)

> Mais je sais que nous faisons tous les deux semblant. Et je suis curieuse de ce que je vais lui dire dans deux semaines. Et de l'honnêteté avec laquelle il répondra.

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* du front

Ici, c'est un peu déserté. Pourtant j'en ai senti, des choses. Mais pas de mots pour les relater.
Quant à la vraie vie? Hum. Peut-être quelle reprend lundi.
Quant au choix de demain? Hum. Un grand vertige.
Quant à lui? Depuis hier j'avoue j'espère. (Desfois j'y crois, et d'autres pas du tout. Mais je me calme avant de le regretter. Au pire en mai.) Il y a plus de présence.
Quant aux choses de grands? En retard, comme toujours, avec mes petites jambes de petite fille je ne marche pas à leur pas.
Quant au projet? Je rêve déjà du carnet de voyage !

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vendredi 20 avril 2007

*eh ! vie dense ?!

Où? Sont passés les jours._

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lundi 9 avril 2007

* paupière

Quel plaisir de rentrer seule. Les cheveux détachés, à pédaler fort contre le vent, avec Bob Dylan et les autres.
Je t'ai regardé me fuir, fuir mes regards, non, surtout ne pas croiser mon regard. Comme si je te faisais peur, alors que c'est moi qui devrait disparaître sous ma gêne. Pourtant tu m'embrasses-aurevoir, regardant ailleurs, et me dis à demain. J'ai peur que tu me fuis, j'espère que tu m'affrontes et qu'enfin je puisse être fixée. J'ai peur de te perdre comme du travail de t'avoir encore. J'ai peur de te perdre.

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dimanche 8 avril 2007

* fils entrecroisés

J'ai été dans la gare déserte. Mais pas morte, des trains qui fuient en silence. Je me suis assise en fumant et j'ai pensé à toi. La question tournant en boucle dans ma tête. J'ai longé le dernier quai, aller-retour. C'était triste et doux. Dans la lumière de fin de jour. J'ai décidé d'affronter et d'y aller.

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* nos fuites instinctives

Je n'ai jamais été très douée pour parler aux gens. Toi c'est les mots que tu ne maîtrises pas. Je crois.
Et puis peut-être aussi que tu me fais peur, que tu m'intimides. Et ce sont des choses que je n'ai jamais eu l'occasion de faire, de dire, alors toute seule, tout porter toute seule, c'est peut-être un peu trop dur, et j'aurais besoin de ton aide. Parceque merde, pourquoi pas, pourquoi je ne pourrais pas faire quelque chose, moi aussi, avec toi. Ca pourrait être bien en plus. Alors bon. Mon courage, je l'ai pris ce soir, mais je l'ai un peu perdu en route, et tu ne m'a pas vraiment aidé à le chercher. Alors bon. Mais j'espère. J'espère toujours. Qu'on pourrait.
En attendant. Je suis un bouquet, de nerfs.

Je. Suis à côté de la plaque. Depuis un mois je suis pas dedans. Ca a du être plus simple au début, de pas s'engager dans le truc, le vivre de loin. Et voilà. Aujourdhui je débarque, sans avoir suivi l'histoire je viens mettre mon grain de sable je viens dire eh ho ça va pas là non tu trouves pas. Comme ça. Je viens dire ça comme ça. Sans m'être impliquée de rien. Ni dans sa vie, ni dans la notre. Sans lui avoir ouvert une porte vers la mienne. Effectivement, ça ne tourne pas rond. Non?

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vendredi 6 avril 2007

* chanson pas douce

Tu joues avec mes nerfs.
Mes rêves trahissent mes envies d'autre chose.
Je choisis mes règles du jeu et je sais que j'aurai à subir les conséquences de mes désobéissances.
Mes poumons sont sur leurs derniers jours de vie.
L'autre est partout et il me manque.
Je ne me plaît pas dans tout ça, mais j'ai perdu la sortie, c'est pas malin.

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mercredi 4 avril 2007

* 1, 2, 3

Je. Dois te dire, mon ami, te prévenir. Je ne veux pas de ça. Je ne sais pas si c'est ce que tu penses, si c'est ce que tu as voulu me dire hier. Mais je te le dis : je n'en veux pas. Je n'ai rien à te répondre. Pour moi ça ne veux rien dire tu sais. Il faudra trouver autre chose si tu veux montrer, si tu veux prouver. Mais tu t'en sors bien déjà alors ne viens pas tout gâcher avec trois mots de trop.
Tu m'as dit l'autre jour que tu ne savais pas parler, que tu ne trouvais jamais les bons mots, milles choses tu m'as dit qui m'ont donné envie de. De t'ouvrir, prendre ce qu'il y a en toi, ce qui est caché, rangé, emballé. Les sortir, les mettre à jour, leur donner forme, leur donner vie. Parce que c'est toi. Parceque ça ne peut te faire que du bien de profiter de tout ce que tu as en toi. Mais non, je ne fais rien. Je ne sais pas encore, si je vais le faire, si ce sont des choses qui se font, comment je vais faire. Je sais juste que c'est trop tôt.
Toi aussi tu devrais voir que c'est trop tôt pour ces mots. Alors s'il te plait mon doux, reste sage dans mes bras.

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dimanche 1 avril 2007

* pêche

Les projecteurs et les ombres, les fauteuils moelleux rouges et les micros, murmures, bruits de portes et applaudissements. J'ai toujours eu ça. En moi et autour.

Le regard des artistes qui saluent. M'emporte toujours, m'emeut (orthographe?) au plus au point, m'amène systématiquement les larmes aux yeux. Et à chaque fois je souhaite que ce moment s'éternise, afin de toujours partager ce bonheur et ce sentiment de plénitude.

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samedi 31 mars 2007

* lila

Toujours à la recherche d'autre chose. _

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mardi 27 mars 2007

* flash-back

Le réveil. Le rendez-vous. La voiture. Le cappuccino-noisette + la fumée. Les pins. Le chemin vers nul part. La maison perdue. La serrure. Le bois. La maison qui prend vie et la cheminée qui s'enflamme. Le ravitaillement. Ils courent dehors. Mes cartes. La bière. La tablée. Les jeux. Les flammes. Le grand lit. La chambre striée de bois sombre. Jus d'orange à la fenêtre. Coup de balai. S'en aller.

Et ta distance. Et les questions qui tournent en continu dans ma tête. Où sont passé les baisers-confiture.

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* continu

Maintenant j'ai juste besoin que l'on parle. Comprendre. Le.

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lundi 26 mars 2007

* hum

J'ai peur. Je suis désolée, triste, en colère, de n'avoir pas su. Etre à la hauteur. Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment compris. Je ne sais pas si c'est fini. Oui j'y pensais, ça me hantais trop souvent, mais c'était juste que c'était bancal, qu'il manquait quelque chose. C'était juste à améliorer. Je ne crois pas être attachée, mais tout de même. Ca serait trop violent. Je fuis les tempêtes tu sais. Et j'en ai marre des échecs. Dès que j'ose. Alors j'ai peur. Peur des mots trop flous et des idées trop méchantes. Peur du calme après la tempête. Je ne supporte plus les départs. Seule sur le quai. Me renvoie dans la figure mes erreurs et cette façon que j'ai de ne pas réussir ces choses là.

Je ne crois pas être attachée. Je fuis les tempêtes.
Oui j'ai toujours tout fait pour ne pas être attachée et fuir les tempêtes. Pretexte de liberté, d'indépendance et d'indifférence. Elle a vaguement évoqué une peur de s'engager. Oui, peut etre. Ne pas prendre le risque de se faire mal. C'est légitime et justifié, alors je m'en fiche, je continue, et je m'engage, parfois, peut etre pas de la bonne façon, peut etre pas assez, peut etre pas avec les bonnes personnes.

Peut-être que j'ai tout rêvé et que tout va se calmer quand tu me prendra dans tes bras pour m'embrasser.

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vendredi 23 mars 2007

* polystyrène

J'ai rêvé que tu étais revenu.
J'allais vers toi, pour te surprendre et t'embrasser.
Reprenez vos souffles suspendus.

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* peut-être

C'est comment -ailleurs- ?

apprendre, apprivoiser, amis, arriver, aurevoir, aller-retour, ambiance, architecture, air, apprécier, angoissant, avec, aimer, acheter, associer, attaches, accent, bonjour, beau, bordel, banc, baboulenka, confiance, carnet, comprendre, chercher, calme, culture, commencer, couleur, choix, courage, clin d'oeil, découvrir, début, déception, douceur, discretion, différent, dérangeant, demander, envies, échos, enfants, exprimer, écouter, entendre, exprimer, ennui, espace, ébahie, errance, envisager, étrange, écrire, fatigue, femmes, familier, fenêtre, famille, garder, gestes, gêne, goûter, hommes, habitudes, ignorer, inconnu, images, incompréhension, impatience, incohérence, itinéraire, imaginer, instants, ivresse, joie, là-bas, liberté, lit, laideur, lire, lumière, lune, livres, matin, mal-être, montrer, mélanger, manque, musique, maturité, magie, mal, mémoire, matière, mauvais, main, mamé moucha, nouveau, nature, oublier, origine, partir, paroles, pensée, particularités, progrès, partager, parachute, projets, penser, photographie, pas, quartier, respirer, regarder, ruelles, regards, retenir, retour, rêve, route, routine, rythme, responsabilité, réalité, rencontrer, retrouver, ressentir, ranger, rire, rue, sentir, se rappeller, s'égarer, s'approprier, se perdre, se retrouver, se situer, surprise, soleil, s'accrocher, sons, s'évader, sourire, tristesse, transposer, universel, unique, urbain, utile, urgence, voir, VIVRE, vent, voisin, vie, visiter, vouloir, waouh, youpi you...

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jeudi 22 mars 2007

* et

(Pour ceux qui lisent, ceux qui lisent et qui sont curieux. Avant Pâques il y aura quelques oeufs en chocolat pixels ici et là dans les herbes hautes. Si ça vous dit, cherchez.)

J'avais oublié quand je dissequais mars les pillules que j'avale souvent, comme avant. On me parle? mon corps peut-être?_

Hier comme souvent j'ai pensé à ses matins à elle, et je me suis dis que je ne connaissais pas les pieds nus sur le carrelage froid puisque le matin je n'ai pas le temps de sentir ni penser quoi que se soit. J'ai regretté ma non-conscience de ces minutes là.
Aussi il faut dire que les matins tous ensemble, tournée générale de café, les lits qu'on alterne, c'est terminé. Maintenant elle est absente ou triste ou sur les nerfs.

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mercredi 21 mars 2007

* le café

Son odeur, sa couleur, son goût, sa chaleur.

Hier le retour à la fenêtre pour le sentir, ce mois de mars, sentir comme il me fait du bien. Comme il me fait me sentir vivante.

Je rêve d'une trêve de billets d'avion ou de train ou d'une voiture d'un appareil photo numérique.

Aujourd'hui une copie d'un coup sur ce que j'ai probablement dedans.
Seule, ça faisait longtemps, j'ai lâché mes cheveux et la musique alterne, moi je chante ou je danse ou pas.

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samedi 17 mars 2007

* pinceaux

Je suis toujours incertaine, et les formes et les couleurs de ma tête ne sont pas compatibles avec celles que j'ai pour configurer cet endroit. Alors voilà, ça change souvent, c'est pas toujours joli.
Je crois que DobaCaracol jeudi soir m'ont mis certaines couleurs dans le coeur, plus chaudes, plus naturelles, du bois, de l'herbe et du soleil.

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lundi 12 mars 2007

* les heures.

Je crois que j'ai passé l'hiver. Un tel soulagement, je peux respirer.

Quant à ce que deviennent ma vie et les jours. Je ne sais, je ne suis même pas perplexe, je ne la voit pas passer. Soit j'en suis trop loin. Soit je suis trop dedans. Ce qui serait possible, mais surprenant. Avec toi je n'envisage rien et n'espère pas grand chose. Oui, je n'ai surement pas confiance en toi et je ne crois pas en nous. Mais ca ne veut pas forcement dire que c'est un problème. J'ai peur quand tu t'éloignes cela dit. Et hier tes mots si simples pour ce qu'il y a de si sombre, en toi, en ton histoire. Je suis si loin de ça, l'imaginer, le ressentir. Je me sens stupide et incapable. Juste j'espère que mes bras auront pu te soulager de cette souffrance innomable et indomptable.

Toi mis à part, quand mes mains quittent la matière vivante et chaude. Il y a. Qu'y a-t-il? Des doutes. Le choix à faire, une bêtise ou un quotidien qui ne me satisfait pas. La vérité est ailleurs oui biensûr. Mais je la sens là parfois comme ce matin mais je n'arrive pas à la saisir. Pas les moyens. Besoin d'exprimer ce qui virevolte dedans, donner forme.

Et il y a les heures. Les cernes. Je ne compte plus, j'ai cessé, il vallait mieux. L'année dernière je comptais toujours les quelques heures de sommeil que la nuit allait m'offrir. Ca doit faire dix jours que le temps n'a plus de sens et les nuits ne sont que des clins d'oeil. Mais ça n'a de l'importance que si on en donne. Alors je refuse de m'arrêter à ça. Je sens que ça me détruit les jours, mais j'ai besoin de ces heures, ne pas perdre de temps, tout vivre et tout garder.

(Et tu vois ça y est je n'ai presque plus rien à te dire. Et que penser quand tu dis que je te manque. Que répondre, puisque la vérité c'est que oui, toi aussi. Mais que ce n'est pas si simple. Et de toutes façons, la vérité, de là où tu es, tu ne peux la voir.)

Surtout je ferme les yeux sur toutes ces choses à faire. Certaines font les listes, j'en faisait avant, mais aujourdhui ça me fait trop peur, je ne veux pas faire face, je veux croire qu'elle peuvent disparaitre de la réalité comme de ma tête. Comme si dès que nous avions le dos tourné, plus rien n'existait. Je sais pertinemment que j'ai tort, et que je rends les choses plus difficiles encore. Cette année il n'y aura pas de miracle. Je sais qu'il est temps de vivre la vraie vie. Mais.

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mercredi 7 mars 2007

* les premières secondes.

Je n'ai pas (encore) de mots pour le dire. Ni pour le vivre.

Souvent je suis bien, juste bien je crois. A regarder et toucher et sentir et gouter et écouter, entendre aussi.
Parfois je compare. La plupart du temps malgrè moi. Je n'ai juste pas eu le temps de ranger mes souvenirs dans une boîte à chaussures sous le placard de ma mémoire. Alors j'ai encore en tête mots, rires, corps et regards. Même s'il en rajoute par dessus, il ne fait pas disparaître le reste, et je ne préfère pas à vrai dire. Je ne veux/peux pas le laisser prendre toute la place, il est encore un peu trop injustifié. L'autre me manque toujours, c'est comme ça, il a été trop important.
Parfois je crois que j'étouffe, poumons comprimés, air insuffisant. J'accuse la cigarette. Oui, biensur, mais seulement? Je l'accuse aussi un peu, puisque "mon ventre hurle sa présence". Et quoi d'autre?
Respirer l'air de la mer.

Et je le fais patienter un peu, aussi. Oui, je profite un peu de mon statut de fille. Parceque il me fait peur. Oui, il m'effraie. Et je me fais patienter moi-même.

(Il y a un an aujourd'hui je sombrais dans ses yeux et mon ventre et mes jambes chamalow. Je suis marquée par les dates de rien et les anniversaires de rien du tout et le temps qui passe. Alors je dis qu'il y a un an, mais au fond, bordel, qu'est ce que je peux m'en foutre. Parceque je suis loin aujourd'hui, et que tant d'eau a coulé sous mon pont, et que de toutes façons j'ai élaboré ma vengeance, c'est bon, pour ses 25 et 40 ans.)

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lundi 5 mars 2007

* mars à foison.

Danse des jours, oui, mais c'est une valse. Un, deux trois, un, deux trois.

Pas si loin que ça de l'année dernière, finalement. Encore (toujours?) ces turbulences dans le ventre et les jambes, et le pilote qui déserte l'appareil.
Non, tout de même, je ne suis pas égarée dans un cercle. Non, j'avance, les situations sont différentes, et surtout. Mes choix seront différents. Ils seront surtout assumés. J'espère.
J'espère pouvoir me jeter dans la vie, saut de l'ange sans trouver le sol trop rapidement/violemment. Je ferme les yeux, prend de l'élan et on verra. Je fais ça?

Insatiable de bras. Encore plus que de chocolat, c'est effrayant.

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jeudi 1 mars 2007

* danse des jours.

Non, je ne comprend rien. Mais qu'importe. Je suis ivre de tout, et de rien. Ce matin des larmes devant ces inconnus. Ce soir... sa main?

Et nous voilà en mars, bordel.

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lundi 26 février 2007

* sarbacane.

Y a-t-il une différence entre absence et non-présence? Rien qu'une infime différence.
Alors je ne souffrirai pas de son absence, simplement de sa non-présence.

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* le chat sur le toit

Je suis son hier soir et il est mon demain matin.

Mais nous avons oublié de braquer une banque lorsqu'il était là. Alors je reste bloquée dans cet espace-temps différent du sien. Alors je vais aller dormir pour être avec lui.

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dimanche 25 février 2007

* des pages

Finalement ce n'est pas un moleskine bordeaux.
(C'est bel et bien un carnet en plastique de chez auchan, j'ai les finances tristes...)
Finalement c'est une sorte de carnet de voyage du quotidien.
Et ça me va très bien comme ça. Quelques mots presque chaque jour, souvent gribouillés dans le tram. Je m'y retrouve plutôt bien.

15_02_07
Ah ! Les jours s'en vont je demeure. Je suis juste curieuse de voir ce qu'il m'attend.
16_02_07
S'endormir les cheveux mouillés.
19_02_07
Il y a une chance sur deux qu'on revienne à trois.
22_02_07
Ma poupée s'appellait Malika.
22_02_07
Il ne se passe pas une journée sans que quelque chose me touche : un bâtiment, une rue, une image, un visage, un mot...
25_02_07
J'aurai aimé photographier les yeux de mon père.

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samedi 24 février 2007

* un rêve. pour nous deux.

C'est drôle comme mes "lights in the sky" sont devenus des aurores boréales. C'est drôle comme tu as si bien dit ce que je n'arrivais pas à formuler.

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* summer 78. hiver 07.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahh !!

(je suis trop seule sans toi. et bordel. non. bordel.
pourquoi t'es pas là.)

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vendredi 23 février 2007

* que dire.

Qu'il manque de la folie, ou de lui, ou quoi d'autre.

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vendredi 16 février 2007

* ah !

Ah, voilà un an de passé. C'est drôle. Ca fait bizarre. Comme chaque année?
Je suis si loin de l'année dernière. Rien n'a vraiment changé; juste que, tout est différent.
Et ce soir est loin de ressembler à cette soirée d'il y a un an !
Un point, une vue d'ensemble ? Ben ouais, j'ai grandi, ouais j'ai profité, ouais j'ai du affronter mes responsabilités, ouais j'ai fait du n'importe quoi. Mais pas que. Je ne sais pas. Très positif dans l'ensemble j'ai l'impression. Etrange.
J'avais si peur l'année dernière. Finalement c'est fini, quelques minutes. Ca fait bizarre, je ne réalise pas. J'ai un peu l'impression d'abandonner quelque chose. Je me souviens l'émotion qu'ont soulevé en moi les mots de leur carte. Et aussi vos commentaires de... soutien?
J'ai survécu on dirait, j'ai dû affronter cette année, puisque la voilà déjà qui se termine. C'est allé si vite.

C'était d'abord cette petite ruelle et ces gens,
c'était les planning qui débordent,
c'était lui, les naufrages délicieux, l'attente et les silences,
c'était la rue les mardis, et le bazar là-bas et partout,
c'était les cheveux qui poussent et les pantalons qui s'aggrandissent,
c'était là-bas, mais je n'ai pas de qualificatif,
c'était le printemps qui revient,
c'était ses larmes,
c'était la grande nouvelle du changement d'étage, la libération,
c'était son départ à lui, l'absence qui ronge et sa malédiction à elle,
c'était le travail, le temps qui ralenti, les pages et les pédales qui tournent,
c'était le démenagement, pas vraiment là,
c'était la galère, la peur, et la pression,
c'était le grand soulagement d'avoir de nouveau où vivre,
c'était la déception, l'impression de perdre mon temps ici,
c'était la peur de la rentrée, du nouveau et du différent,
c'était l'émotion de ce jour là, si surréaliste,
c'était la déception, le retour en arrière,
c'était la sensation d'étouffer, et d'être à côté de la plaque,
c'était la solitude, la transparence, l'inimportance,
c'était l'envie de s'en aller,
c'était là-bas, découvrir un ailleurs, l'émerveillement et le bonheur,
c'était lui, lui ici, lui pour moi, et c'était génial,
c'était la première fois,
c'était la chute scolaire, et la peur de pas avoir le droit de se reveler,
c'était lui, lui encore, la double balance du trop bon et du qui fait mal,
c'était le travail, la satisfaction et l'envie d'en finir avec l'immobilité,
c'était l'envie de surprendre et de faire plaisir,
c'était la solitude,

c'était bien. c'est tout. je crois.

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mardi 13 février 2007

* up to you

je n'ai pas vraiment les mots. je suis triste.
et l'absence me mord déjà.
encore une parenthèse de présent, si savoureuse, où pourtant je ne cessais de murmurer au temps de suspendre son vol.
oui, on nous a laissé savourer les rapides délices des (peut-être) plus beaux de nos jours. oui, mais l'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive; il coule, et nous passons. et bientôt l'avion s'envole.

(un bout de moi s'était, il y a longtemps, approprié un peu de ce lac, je le savais bien. car malgré ce trop plein de romantisme, lamartine, dans ses bras tes vers me sont venus au coeur.)

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lundi 5 février 2007

* vertige

Il est encore un peu trop tôt pour l'odeur du mimosa.

Les beaux-jours sont loins.

(Mais toi bientôt tu seras là. Vous savez j'ai peur et je doute encore, peut-être même plus que la première fois.)

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dimanche 4 février 2007

* je n'aime pas écrire ici je crois.

Il faut que tu trouves un moyen pour t'exprimer.

Oui, je sais, je me le dis presque tous les jours.
Et puis ça m'éviterait de raconter ma vie à mon prof d'expression à chaque fois qu'il nous demande d'écrire. De balancer aux yeux de cet inconnu ce qui fait mon coeur et ma tête en ce moment.

Je viens de penser à un petit carnet à garder dans le sac à main, pour écrire un peu, souvent. Pas un carnet auchan à la couverture en plastique et aux feuilles à petits carreaux. Un tout petit carnet en cuir rouge bordeaux. Avec juste des lignes. Un petit carnet pour moi. Pour me livrer au fur et à mesure.
Mais je ne voudrais pas qu'il tombe entre des mains.

Demain j'acheterai un petit carnet bordeaux, et peut-être même un nouveau sac pour le cacher.

Je ne me retrouve pas dans ma vie. J'ai l'impression que rien n'est à sa place, que rien ne me ressemble. Tout devrait être autrement, je devrais être une autre.

Alors essayer de me retrouver dans mes mots pourrait être une bonne chose. Alors ce petit bordeaux plus personnel qu'ici, et moins solennel (?) que mon cahier. Ouais.

Mais il faut vraiment -vraiment- que je trouve moyen de m'exprimer. Vital? Important, au moins.

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mardi 30 janvier 2007

* à quelques heures d'ici.

Je n'arrive pas à me sortir ces images de la tête. Ces images qui m'donne un sourire benêt. Ces instants de vie là. J'en avais tellement besoin. Et je regarde ma ville avec d'autres yeux, un peu nouveaux. C'est trop bon.

Je me rappelle avoir couru dans cette rue.

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* just sad to think

Ca me rend triste. C'est pas violent. C'est juste là. J'me dis que j'peux pas te parler. Comme dans ces cauchemars où l'on a plus de voix et qu'il nous est impossible de crier. Juste frustrée de ne pas pouvoir m'exprimer. Pas pouvoir te parler. Te dire. Etre muette, incapable. Même si ce n'est pas toujours important. C'est terrible comme sensation/sentiment.

C'est un peu comme si je ne pouvais pas t'avoir en entier. Pas réellement. Même quand tu es la près de moi. Et c'est encore plus douloureux que de savoir que tu vas t'envoler.

Dans ma tête c'est les notes de Baiser Salé, quand j'embrasse ta bouche grenadine. I can't wait.

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dimanche 28 janvier 2007

* carreau, trèfle, pique.

Finalement ce n'est pas sur qu'un coup de vent suffise. Je me sens déjà touchée.

Mais il me reste encore une carte à jouer. Et ce qui fait peur, c'est que c'est la dernière, et que surtout je sais laquelle c'est. Je n'aurais pas de surprise en la retournant.
Il connait plein de tours de magie, lui.

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mardi 23 janvier 2007

>Camille

Ca faisait très longtemps. Et ça réveille des souvenirs. Non, pas des souvenirs. Des sensations. Endormies dans ma mémoire, pas très agréables. Une cigarette pour reprendre son souffle.

Des errances et de la solitude, de l'insatisfaction et du manque. Des envies/besoins indéfinissables et (donc) irréalisables.

Comme des projets ensemble dans ma tête, mais qui ne trouveront jamais d'espace-temps. Tu n'es qu'éphémère. Et ta date de péremption est ma date d'anniversaire.

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lundi 22 janvier 2007

>

Il y a ces grandes vitres qui pleuvent, ou qui pleurent. Depuis l'intérieur du géant, ce n'est pas si triste. Car je pense à lui.

Il y a cette année de passée, et pas de nauffrage cette fois. Mais toujours son sourire, sauf quand il parle avec elle biensûr, mais ça c'est leur affaire. Il lui avait parlé de moi, elle ne sait pas comme j'ai parlé d'elle que je ne connaissait pas, alors je lui ai souri avec plein de malice pour ce secret, mais aussi un peu d'amitié, ce qui est assez incroyable. Je n'ai pas eu le temps de boire mon thé, qu'il fallait reprendre le train. Mais c'était bien. Car je pense lui avoir fait plaisir. Car j'ai finalement bouclé ma boucle, encore une fois.

Il y a cet hiver qui ressemble tant au précédent, et donc qui fait terriblement peur. Mais d'un autre côté tout est différent, il y a tant de choses nouvelles, que c'est bien ainsi, sûrement.

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jeudi 18 janvier 2007

Les premières gouttes de pluie, fines et froides, tombent sur le bitume silencieux. Le coeur de la ville bat tout doucement, et aujourd'hui j'aspire à des demain plus épais.

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lundi 15 janvier 2007

>This is the end, my only friend, the end

Ah ça la vie je m'y suis frottée. Ivre d'elle, j'ai oublié le reste et qu'est ce que c'était bon.

Maintenant il reste notre lit, auquel je dois rendre sa forme de canapé.
Maintenant il reste à reprendre l'impulsion pour repartir dans la vraie vie d'en temps normal.
Maintenant il reste à rapatrier ma langue maternelle dans la totalité de mes pensées.

Ne pas oublier cette bulle, non, biensûr, mais ne pas s'y laisser enfermer.
Ne pas se faire avaler par l'hiver et la nuit.
Ne pas se cacher sous ce tout doux bonnet.

Je dois juste digérer l'affaire, mais je n'ai pas peur, alors ça va. Parce que sûrement que quand même j'en ressors un peu grandie. Je suis juste un peu sonnée. Un peu émerveillée. Mais un coup de vent suffira.

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mercredi 10 janvier 2007

>Thursday

Parce qu'il paraît qu'il faut accepter, et affronter ses peurs. Les serpents qui se tortillent du ventre jusqu'à la gorge. Parce que je ne suis pas le vieux d'Amélie Poulain et qu'il faut se frotter à la vie. Parce que j'aime trop le chocolat. Et les bras.

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mardi 2 janvier 2007

>Feliz ano nuevo

Et j'ai enlevé le sable de mes cheveux.

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mercredi 13 décembre 2006

>A travers la vitre

Peut-être une petite impression de transparence. D'inexistance. D'inimportance.

Va savoir.

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mardi 5 décembre 2006

>Encore

Du rêve, naît le projet. Nourri par l'espoir, il grandit. Mais il arrive qu'il vienne à mourir.

Mais ce qui est douloureux. C'est que le rêve ne meurt pas avec lui.

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>

Des fois j'écris pour comprendre. Poser ses idées noir sur blanc, comme ça dit. Peut être. Peut être aussi que je voudrais dire expliquer comprendre ces choses qui me traversent et me transportent loin. Peut être aussi que je voudrais dire expliquer comprendre cette façon que j'ai depuis des mois de me laisser vivre ; laisser glisser la vie d'elle-même, ne pas s'en occuper, ne pas se poser de questions, suivre l'élan, c'est tout, inconsciemment vivre, cette vie pourquoi pas. Peut être aussi que je voudrais dire expliquer comprendre ce vide intersidéral qui me rempli parfois à en éclater tellement il prend de la place. Peut être aussi que je voudrais dire expliquer comprendre pourquoi je ne comprends pas, je ne comprends rien? Alors oui, l'hiver, et ces choses à faire. Ces histoires avec ces gens. Mais ne manque-t-il pas quelque chose? J'ai toujours en moi quelque chose d'absent qui me tourmente, elle disait. Moi je me sens si seule. Seule. Seule. Seule. Et le reste autour n'a pas de sens. On dirait que tout est en carton pâte. Un décor de film. Les acteurs, en attendant le scénario, bougent un peu sur scène, pour se dégourdir les jambes et se changer les idées. Et je n'atteinds pas ce que je veux. D'autres fois je ne sais pas ce que je veux. Au final, je ne comprend jamais rien. Des envies pourtant, mais éphémères, elles disparaissent dès que j'ai du temps pour m'occuper d'elles. Se laisser ensevelir par la neige, la bouche ouverte. Et des ailleurs, des mondes en suspens. En suspension.

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lundi 4 décembre 2006

>Tu sais

Le temps passe. Et on ne peut rien y faire. On s'en va avec lui.

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>Saison d'amertume

La facture d'électricité s'élève à 500 000 €. Il n'y a rien à rajouter.

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mardi 21 novembre 2006

>manque

C'est comme si cet appartement n'avait pas de fenêtre. (Il en compte 4.) Quand on ouvre une fenêtre et qu'il n'y a rien, derrière, à voir, que fait-on? Ca ne sert plus à rien de se défenestrer, voila tout. Une fenêtre sans vue, y a-t-il quelque chose de plus triste?

Je suis enfermée à l'interieur d'une très grande pièce. Il y a une porte, biensûr. Pour sortir, s'engouffrer dans l'enfer de la ville. Pas moyen, depuis cette grande pièce sans ouverture, de jetter un coup d'oeil, de regarder la vie, la ville, sans se faire avaler par elle. Pas de grande respiration par la fenêtre, avant de repartir travailler. J'étouffe, et je ne le savais même pas. Ce n'est pas l'espace, mais l'ouverture sur l'extérieur, qui est vital.

De l'importance des fenêtre sur la santé mentale.

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mercredi 15 novembre 2006

>plus rien

Quand ils auront envahis tous mes lieux de calme, de solitude, de rêve et de beauté. Quand ils auront recouvert tous mes paysages. Que restera-t-il? Que me restera-t-il?

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lundi 30 octobre 2006

>

Oh!
Il y a du feu dans ma cheminée.

Je voudrais une maison rien qu'à moi, il n'y aurait qu'une pièce, avec une cheminée, et un gros fauteuil en cuir marron, et je voudrais rester là à lire et à laisser le temps et les jours se confondre, à boire du thé et à fumer. Oublier tout le reste et dévorer tout ces livres. Depuis mon gros fauteuil je tendrais le bras et je pourrais atteindre cette immense bibliothèque qui remplie un mur en entier, et puis quelques spéculos et autres Weihnachten-je-ne-sais-quoi, les petits gâteaux là. Je serais bien, je serais seule.

(En fait, je sais pas trop quoi faire, parceque j'arrive pas à savoir où je suis bien. Ce dont j'ai envie. Je crois toujours que ca sera mieu ailleurs mais quand j'y suis je me dis qu'en fait c'est mieux de là ou je viens. Alors je ne sais plus. Je crois que j'en ai marre de ces allers retour qui n'ont pas de sens en fait puisque je m'ennuie ou que je sois et je rêve d'autre chose ou que je sois. Alors je ne sais pas trop quoi faire de moi. Alors je retourne là-bas, mais j'ai peur de regretter, parceque quand même, à quoi ça rime, les vacances c'est fait pour rentrer à la maison et pis on est mieux a la campagne tout de même et puis je ne sais pas, je ne sais pas bordel. Je ne sais plus. Quoi faire de moi.)

(oh. Je crois que j'ai peur de lire. Ca fait longtemps, alors. Je crois que j'ai peur de commencer à lire. Pourtant j'en ai envie, et pourtant avant je lisais tout le temps. Mais la je crois que c'est de la peur que je ressens. ???)

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>Elle dit

Je suis une gamine.

Et je suis triste. De ses/ces mots trop forts et de son/mon silence.
Je suis une gamine qui boude et qui veut pas lacher le morceau. Elle y est allée un peu trop fort, pour rien.

Oui je suis une gamine. Et bien? On peut vivre aussi, pourquoi ca lui pose un probleme que je sois une gamine? Je suis trop pas assez bien pour elle? Tant pis, je ne fais pas ce genre d'effort, et si elle ne supporte plus la gamine, ben tant pis. Pour moi.

Ah, tiens, elle brise le silence.

Ah, elle s'excuse même.

Mais ca passe mal, je sais pas. C'était violent. Je crois que ca m'a fait beaucoup de mal. Rappellé de vieux souvenirs aussi. Et puis on fait comme si de rien n'était on continue elle s'en fou que ca m'ai fait mal. On dirait. Merde. Je lui en veux. C'est malin.

Gamine.

Elle s'excuse, elle est tendue. Ca justifie la forme, mais pas le fond finalement.
Aie.

Je sais pas, je suis triste au fond. Il fait nuit si tôt et Camille n'arrange rien. Alors ses blagues et sa bonne humeur... Non merci, ya quelques heures j'étais en train de te renier tu sais. Tu m'as fait mal, je voudrais que tu le sache, pas te faire culpabiliser, juste que tu le sache. Non, je n'aime pas être toute seule, j'aime qu'on me console après une dispute aussi.

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samedi 28 octobre 2006

>S'y perdre

J'aurais envie de quelqu'un pour moi. Des regards, des sourires, des mots et sa peau.

Et je m'ennuie. Et l'avenir toujours aussi instable. Un peu le mal de mer à force. Je m'ennuie dans cette vie la.

Envie de partir, envie de soleil de plage et d'été. Envie de tout recommencer, ailleurs, autrement.

(ca y est je pense à lui. il me manque. les plis de ses sourires. son regard qui questionne. ses mains. fumer des cigarettes allongée sur son lit, écouter la musique qui vient d'en bas. décrocher cette photo. l'entendre monter l'escalier et s'allonger près de moi. voila ce dont j'ai envie. etre avec lui, ca faisait longtemps que j'avais pas eu cette envie. pas si forte et si vraie. mais chacun ses tornades n'est ce pas. pourtant je ne demande pas tant que ça. garde cette photo affichée et garde tes regards, tes sourires, tes mots et tes mains. je te demande un petit bout de ton lit, un cendrier et quelques cd. sinon je m'assois par terre, comme d'habitude en fait. je veux juste t'avoir un peu de temps pour moi. te regarder vivre. même si tes pantalons sont moches. meme si. je veux juste qu'on se marre un peu, qu'on se balade, qu'on aille au ciné, qu'on aille boire un verre, qu'on prenne des photos, qu'on discute, qu'on ne dise rien, qu'on joue aux cartes et à ce truc dont j'oublie toujours le nom, qu'on boive trop d'alcool. je veux juste écouter tes cd, rajouter de l'eau dans le thé que tu m'as préparé, regarder canal, critiquer ton lit maintenant canapé trop dur, perdre mes chaussures, t'écouter parler de musique ou du reste, meme de ce dont j'ai pas envie d'entendre parler. toutes ces choses. toi. meme si.
je sais que je ne devrais pas. pleurnicher ainsi. mais je crois qu'il me manque.)

Envie de me perdre dans les mots des autres. Il serait peut etre temps de reprendre les lectures.

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>Des arcs en ciel dans mon ciel

Je n'arrive pas à donner forme à ce qui m'entoure. Je n'arrive pas à contrôler l'apparence de mon blog, de ma chambre, de moi-même. Excusez moi donc.

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vendredi 6 octobre 2006

>Ca sent la peinture

C'est toujours dur de savoir si on compte pour les gens et dans quelle mesure. J'espère que les gens qui comptent pour moi le savent.

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mercredi 27 septembre 2006

>La lumière manque déjà

Desfois mon regard est attiré par la fenêtre et je crois qu'il neige. Un gros flocon.

Je crois que c'est des plumes de pigeon.

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lundi 25 septembre 2006

>Neplusavoirpeur

Mon manteau fera bientôt son grand retour. Et ses poches sont vides.

J'ai changé de brosse à dents. Et l'automne me rend triste et me passionne, comme toujours.

Certaines choses se passent. Et j'ai l'impression de ne rien maîtriser.

Je viens de jeter l'ancre en terre inconnue. Et j'invente l'espagnol, et ca m'fait sourire.

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mardi 19 septembre 2006

DIS MOI SI J'AI RAISON

(ou pas)

Montre toi. Montre moi. Comme j'avais tort de douter au début de ta confiance en moi. Je regardais du mauvais côté n'est ce pas? C'était ma confiance en toi qu'il fallait avoir a l'oeil, ma confiance absolue en toi qu'il fallait calmer. N'est ce pas? Toi qui me lit en silence. Toi qui me trahit en silence. N'est ce pas?

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lundi 11 septembre 2006

>

Légère. Pleine de vide. A s'en envoler. Il faut se laisser remplir de vide, sentir son corps se vider de tout ce poids, c'est long, c'est doux. Devenir creuse. Suivre le vent comme un nuage. Légère. Absente.

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jeudi 10 août 2006

>Avant que tu partes

De toutes façons, s'ils ont le même parfum, ils n'ont définitivement pas la même odeur...

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mardi 25 juillet 2006

>Des larmes de joie !

On a réussi ! On a gagné ce combat douloureusement long ! Nos rêves d'enfants que nous ne serons bientôt plus ont triomphés ! C'est fini, c'est fini. Maintenant ça va aller. Ca sera pas facile, mais ça pourra jamais être pire. On a gagné. Enfin. Toutes les deux.

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mercredi 19 juillet 2006

>s'il vous plaît, s'il vous plaît

sortez moi tout ça de moi

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mardi 11 juillet 2006

>Libre!

J'ai quitté tout ça. Même si je sais que c'est trop tard, qu'ils m'ont déjà. Maintenant, c'est officiel, je ne suis plus de chez eux.

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lundi 10 juillet 2006

>Sur un fil, cette vie là.

Il faudra prendre ses responsabilités. Encore et pour de bon cette fois. Car nous n'avons plus le droit à l'erreur, oh non! Cette fois nous sommes engagées. Je n'arrive pas à réaliser. Tout ce que ça implique. C'est un rêve réalisé mais ça fait tellement peur. Les changements et. Je ne veux pas décevoir. Le départ et. Tout recommencer. Je voudrais que tout conte-de-féete, du verbe conte-de-féeter, se passer comme dans un conte de fée. Ca peut marcher ainsi. Ca serait tellement bien.

J'avais juste besoin d'espace. Et j'avais juste l'obligation d'elle. Car sans elle...

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jeudi 6 juillet 2006

>Il pleut. Comme en mars.

"Et de douces gouttes de pluie pleuraient pour moi sur mon visage."

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mardi 4 juillet 2006

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Paul VERLAINE, Mon Rêve familier, Poèmes saturniens (1866)

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>Fabuleux

Jamais rien ne le remplacera. Il n'y a que lui. Réellement que lui qui me fasse autant chavirer. Toujours. Toujours autant.

(et non je ne parle pas d'un garçon)

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jeudi 29 juin 2006

>Quelques enveloppes.

Et puis on se dit que c'est toujours ça de fait. Et que même si c'est une bêtise, c'est comme ça qu'on avance. Parceque en fait je voudrait juste qu'on avance. Ensemble, un peu. Alors les dés sont jetés. Quelques jours de pérégrinations, biensûr. Et j'attends déjà. Je sais que j'ai tort. Ne pas attendre, au cas où. Mais je sais que ne rien dire, c'est toujours exprimer quelque chose. Ses yeux me l'ont dit l'autre jour. Alors, et c'est la dernière fois, je vais attendre et être patiente. Et ensuite, je/nous serai/serons fixée/fixés. Je veux juste reprendre la vie où il l'a arrêtée.

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jeudi 22 juin 2006

>Et danser et danser et danser. Et rire. Et crier et chanter.

Je viens de me rendre compte du chemin parcouru. Enfin non, pas du chemin parcouru, mais que je parcours du chemin, malgrè tout. Malgrè moi?. Quand vais-je cesser mes réactions "de grand-mère"?? J'ai parfois l'impression d'avoir perdu toute "folie", je ne sais pas de la naïveté, de la spontanéité ! J'ai sans cesse peur. Même et sourtout des changements qui sont pourtant il me semble la seule chose pour laquelle je vis. Mais le nouveau et le différent me fait peur et me paralyse. Je ne rêve pourtant que de partir et de recommencer sans cesse de nouvelles choses. Je rêve de vitesse et de couleurs, de musique et de rires. Je rêve de. Tant de choses. Mais pour l'instant je suis contrainte à laisser le temps s'écouler doucement, tout doucement, tout doucement. Je suis en quelque sorte obligée d'attendre que les batteries se rechargent... Pour repartir de plus belle dès que possible !

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jeudi 15 juin 2006

>Ici ou là. Et cette lumière.

J'aime cette heure du soir l'été. Celle où en ville on s'attarde sur les terrasses à boire un demi. Celle où à la campagne on s'attarde à arroser le jardin et le potager.

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mercredi 14 juin 2006

>Revenu. Respire..

Encore l'impression qu'une nouvelle vie commence. Et c'est pas plus mal, l'autre prenait racine et c'était mauvais.

Peut-être suis-je cette fois sur les bons rails. Il ne reste donc plus qu'à monter dans le premier train qui passe?

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dimanche 21 mai 2006

>Dimanche 14.

Je compte les jours. Ils n'ont jamais été aussi longs... Une semaine seulement et tant de chemin encore à parcourir... Seule.

La peur. Que même au bout du chemin, si long et douloureux. Il ne soit plus là. Qu'il soit en quelque sorte resté là-bas.

JE LE HAIS.

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vendredi 19 mai 2006

>Respire.

Revenue.

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lundi 17 avril 2006

>Il y a longtemps, j'écrivais.

File, file, vie futile
Aux reflets inachevés
Pars, pars, pour oublier
Ces chagrins inutiles.
Et laisse moi,
Car je dois t'oublier,
Tu dois t'en aller,
Sans moi.

Mes souvenirs me hantent
Tels des fantômes insomniaques
Qui creusent mon coeur
Qui vident mon esprit.

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samedi 15 avril 2006

>L'insouciance d'une paisible quiétude.

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Ah, que le temps vienne...

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>Possible antidote.

Je n'avais pas compris. Peut-être avais-je juste besoin de me l'entendre dire?? Car c'est si simple, évident. J'aurais pu/du le comprendre toute seule il y a bien longtemps, au lieu d'être si égocentrique...

Peut-être que ces mots, pas les siens m'enfin, vont me sauver... La réponse demain matin, et après-demain matin et après-après-demain matin et après-après-après-demain matin... Etc...

Affaire à suivre, donc.

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>Autodestruction accomplie.

"Je voulais le faire depuis un moment, car ce blog n'a plus lieu d'être... Alors voilà, j'ai récupéré tous mes écrits, pour plus tard, et je peux maintenant quitter les lieux... J'ai de toutes façons un nouveau chez moi depuis un moment déjà alors à quoi bon s'éterniser ici?? Toute chose à une fin, voilà celle d' Un blog parmi tant d'autre... Parce que..."

.. miroir d'une vie tout aussi insignifiante, Un blog parmi tant d'autres ne me ressemblait plus...

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mardi 11 avril 2006

>Cocktail.

Regret. Culpabilité. Manque. Envie.

(avec une pointe de nostagie)

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dimanche 9 avril 2006

>Une autre.

Les princesses ont toujours les cheveux longs.

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>Qu'ont-ils fait de moi?

Mais comment puis-je? Abandonner tout cela? Préférer le superficiel et l'irréel? Je ne suis plus capable d'écrire, mais mes doigts pianotent sur le clavier bien plus vite que sur mon piano, tap tap tap tap font-ils, et mon stylo? Et le soir dans ma tête j'imagine involontairement le chemin que devront parcourir mes doigts sur le clavier pour écrire les mots auxquels je pense... Ca devient grave... Ils me font peur.

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samedi 1 avril 2006

>Surtout les départs.

Ne pas oublier.

Je liste. Pour ne pas me perdre. Déboussolée. Ces changements de rythme ne me réussissent pas. On se raccroche à ce qu'on peut. Je liste. Je ne respecte jamais mes listes et planning mais je peux tout de même me reposer dessus un peu. Et j'évite les mauvaises surprises. Echéances diverses. Ne pas oublier.

(12 avril : si seulement je pouvais l'oublier...)

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mardi 28 mars 2006

>Ce qui est à toi. Est à toi. Plus moi.

(Pourquoi ai-je tant l'impression d'être vide. On me remplie mais je dois être percée. D'où? Pas du coeur, s'il vous plait, pas du coeur !)

Et tout à l'heure le dernier échange. On remet dans le bon ordre. Chacun chez soi et on en parle plus. C'est probablement mieux ainsi, je le sais, seulement.

Mais toute seule, c'est dur toute seule. Je ne sais pas où aller, je ne sais pas pourquoi avancer.

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dimanche 26 mars 2006

>Suffira? Jusqu'à?

C'est le printemps, bientôt l'été. Soleil, belle saison. Il fait chaud, il fait beau. Il n'y a que ca qui peut me permettre de tenir.

Et si la météo déconne, je rechute. Inévitable.

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vendredi 17 mars 2006

>La nuit je n'y vois rien.

- Sûrement qu'on imagine trop sa vie. On rêve peut-être trop. Ou pas assez. Ou pas de la bonne façon. On est parfois déçus. Je préfère me laisser surprendre je crois. Par moi, par les autres. Par la vie -

- Parfois je suis emplie d'une tristesse inexpliquée. Qui est là, comme ça, on sait pas d'où. Alors je marche, les mains dans les poches, au bord de l'eau, dans les décombres. Et je chantonne -

- Je voudrais savoir ce qui se cache sous ces tignasses blondes et derrière ces yeux pleins de vie. Enfants, je sens en vous tant de portes et d'opportunités. Vous êtes la vie -

- Je vois ce printemps qui arrive. Le soleil et le mimosa. Mais je vois ce temps béni si loin, il reste tant de chemin à parcourir avant la délivrance. Paisible quiétude sous le soleil. Je me sens pas les épaules assez larges. Pas après tout ça. Après lui -

- Et ces contradictions en moi. Espoirs inutiles et utopiques. Restrictions douloureuses et préventives. Justifié l'espoir? Justifié la restriction? J'attends que l'orage passe. Je le redis -

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vendredi 10 mars 2006

>Noir_Gris. Blanc. Noir.

Retour à la case départ.

Un pas en avant. Deux en arrière.

En deux jours.

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jeudi 2 mars 2006

>Un instant. L'échange. L'argent a remplacé l'or.

Comment réagir ? Que répondre ? Il faut réagir vite. Sans en dire trop. Ni pas assez. S'engager. Pouvoir revenir en arrière. Etre naturelle. Ne pas se dévoiler. Répondre juste. Qu'attend-t-il de moi putain ? Et moi qu'est-ce que j'attends ?

edit: J'aurais du mieux réagir, m'engager. Et savoir dire ce que j'attendais. Trop tard.

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lundi 27 février 2006

>Deux tours d'or autour.

J'ai froid. Je ne sens plus que le froid en moi. Et cette impatience. Toujours là, cette petite pute. J'attends... Je m'attends sûrement. Seulement voilà, je n'y arrive pas. A vivre. J'attends cette douceur, comme si elle m'était réellement destinée, comme s'il suffisait d'être patiente et d'attendre encore. Et ces choses à faire. Il faut s'en occuper. Il faut y arriver. Des choses de grands.

Je suis toute petite, j'ai froid et j'attends.

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mardi 21 février 2006

J'attends. Mais je n'attends rien. Ni personne.

Et le brouillard. Dans la tête. Opaque et compact. Dans la bouche aussi.

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vendredi 10 février 2006

Sur mon âne.

L'autre jour j'ai dû compter en marchant pour rentrer chez moi, jusque beaucoup plus de 200. L'autre jour j'ai dû chanter des chants (inuits), à haute voix dans la rue. L'autre jour j'ai dû regarder un film en anglais, laisser cette langue m'emplir la tête. L'autre jour j'ai dû faire couler des litres d'eau, toujours plus chaude sur mon visage. Aujourd'hui j'ai dû me forcer à dormir. Et demain...

Pour ne pas penser. Et les larmes.

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jeudi 9 février 2006

Petite fille que je suis.

Et c'est mon enfance qui prend les coups. Et moi j'aurai 18 ans dans une semaine.

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dimanche 5 février 2006

Sous l'eau.

Comment trouver les mots. Je (vis) sur uneautre planète, un autre univers. Ou juste une dimension parallèle. Va savoir. J'ai l'impression de ne plus rien savoir. Aucune certitudes. Et le temps passe, inexorablement. Alors je suis. Du verbe suivre, exclusivement. Je suis cette route parceque je ne regarde que mes pieds qui avancent tous seuls. J'ai mis le mode pilote automatique. Et un pied devant l'autre, j'avance. J'avance?

C'est les vacances. Ce n'est pas forcément un soulagement. Perdue, alors... Et cette date, bientôt, j'ai peur. Je fais comme si de rien n'était, ne pas voir, pour ne pas savoir. Ma faim, Anne, Anne, Fuis sur ton âne.

Je ne fais plus que ce que j'ai à faire, sans trop y refléchir, au cas où. C'est plus simple. Plus facile. Plus lâche. Plus dangereux peut-être même. Mais j'essaye juste de me protéger. Je ne sais plus trop de qui ou de quoi d'ailleurs. Du monde entier, de la vie.

Et je me perds en moi-même. J'essaye de me porter sur mes petites épaules. De tout intérioriser. J'attends que l'orage passe. Je le voyais se rapprocher. Je le sens en moi désormais. Il est là, il prend parfois toute la place. Il pleut et tonne en moi. Je pleut et tonne. Et l'orage devient parfois tempête et ouragan et il dévaste tout sur son passage en moi. Il me laisse complétement vidée.

Il me boit parfois. A la paille ou à grandes gorgées. Ca dépend. Parasite, il est libre en moi. Et choisit ce qu'il fait, et ce qu'il fait de moi. Je suis trimballée à droite à gauche et pas moyen de me stabiliser. Alors, je tangue. La tête qui tourne.

"Il me tuera. Ou je le tuerai.

Je le tuerai.

Il m'aura." Des murmures dans l'écharpe en descendant l'escalier.

Et l'illusion. Donner l'illusion que. Jusqu'à?

edit. il m'a eu. chapeau pointu.

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vendredi 3 février 2006

Janvier.

Décalages spatio-temporels. L'autre. Non-sens. Vie. Peur. Free ride. Absence. Trous dans le ventre. Vitesse. Envies de printemps. L'inconnu. Moi. Réalité. Incohérences. Doute. Espoir. Voyages imaginaires. Et puis voilà.

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vendredi 20 janvier 2006

5h54_naufrage

Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent.

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dimanche 8 janvier 2006

Anorexie surprise. Comme elle dit.

C'est bien la première fois que je dois enlever des vêtements de mon placard parce qu'ils sont trop grands. (Je vais encore devoir refaire ma garde-robe.) Je n'ai pas vu la chose se faire. (Où sont partis ces kilos??)

(Que faire de ce nouveau corps?)

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vendredi 6 janvier 2006

Toc. Toc. Toc. (on a frappé à la porte)

Je prenais un douloureux plaisir à le savoir, ou à l'imaginer, là, derrière la porte.

Je croyais entendre son souffle, sentir sa présence, je le voyais coller son visage contre la porte. Regarder par la serrure, je crois qu'il n'osait pas. J'imaginais. Loin de la réalité.

Et je laissais gambader au grès du vent mon esprit de petite fille et je me disais qu'il était doux de rêver. Alors j'ai inventé, inventé. Un film en entier.

Et je crois que là il vient de frapper à la porte. Doucement. Tout doucement. Un peu d'encre dans l'eau. Ça fait des vagues et des volutes. Ça se dilue, c'est agréable. Je suis l'eau.

Ai-je bien entendu? Veut-il rentrer? Dois-je ouvrir?

Le corps qui s'évapore. Par le trou du ventre. Aspirée. Ça monte dans la tête. Je chancèle.

Je m'accroche à la poignée de la porte, la clé bien serrée au creux de la main.

Soyons patients.

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mercredi 4 janvier 2006

Ces mots. Surréalistes et en vrac. Comme moi.

C'est dur. Ca m'aspire. Je ne comprends pas, je suis juste les rails dans lesquels on m'a poussé. Et en avant la musique.

Une image dans la tête. Et je t'attends. Une image un peu inventée, un peu améliorée. Un peu pas vraie.

(Comme moi desfois.)

Un corps. Moi. Mon corps. Desfois je reste là à le sentir être.

(Mais c'est toi que j'aimerais sentir.)

Un corps. Toi. Ton corps. Nos corps.

Je me cache sous la couverture et ferme les paupières. Demain reste plein d'espoirs. Futiles, je sais. Mais dans ma tête. J'y crois. En toi.

Et j'ai peur. D'être décue. J'en veux déjà à mon imagination. Je ne peux jamais la retenir, elle est si folle, elle gambade dans les herbes hautes. Derrière chez moi, près de mon arbre, sous le soleil. Elle chantonne et danse et rit et court et s'en fout et ses cheveux.

(Je crois que l'hiver ne me réussit pas. C'est indéniable.)

Je rêve, j'essaye du moins, quand je peux, quand ils me laissent un peu de place pour ça.

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lundi 2 janvier 2006

Ma tête est un panier à salade. Et bonne année grand mère.

Tout se mélange. Je suis totalement décalée. Je confonds les jours, les heures, les moments. Je mélange. Je ne suis pas grand chose de plus qu'une somnanbule insomniaque complétement perdue dans l'espace temps.

Mais ça va aller.

(Demain je retourne en enfer.)

Hier j'ai vu la nuit faire place au jour et le jour faire place à la nuit. C'était beau. (Mais ça fait mal.)

(J'ai mis du noir sur mes yeux.) Aujourd'hui sombre anniversaire.

Je l'ai eu un court moment. (J'ai besoin d'une présence.) Et sa peau. Et son odeur. Mais non.

J'attends la libération. Je me sens princesse en haut de ma tour. Qu'on vienne me délivrer. (Qu'on m'enlève au monde.)

Et la pluie.

1er_janvier__34_

Oh, c'est vrai : bonne année. Bonne année à vous qui passez par là.

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vendredi 30 décembre 2005

Ici et Björk.

C'est si bon d'être chez soi.

plumes_et_lune_006

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jeudi 29 décembre 2005

Et il faut repartir. Encore. Je n'ai pas vraiment envie, car ca veut dire que les vacances, c'est fini. Et qu'il faut Y retourner. LA BAS.

(mais restons encore un peu les yeux fermés dans le brouillard de l'hiver)

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Créer me fait du bien.

Réinsuflle de la vie.

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lundi 26 décembre 2005

Un peu perdue. Vidée.
Je cherche les réponses aux questions qui n'existent pas. Je crée des questions sans réponses possible.
Je tourne en rond. Dans mon bocal.

Le soleil est si loin. Brume. Embrumée. Embrouillée. Le chemin s'efface sous la brume de l'hiver. Il fait froid dedans. Où est la vie. Et toi où es -tu. Loin de moi. Il fait encore nuit.

Je m'ennuie.

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samedi 24 décembre 2005

(J'ai tellement pas l'impression de vivre ma vie. Vivre. Moi.
Bref, sombre affaire... )

Joyeux Noyelle, il paraît.

Et puis nous serons bientôt en 2006, tout n'est pas perdu!

(et puis la bonne nouvelle c'est que petitefille est revenue... )

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mardi 6 décembre 2005

Ici ou là. A côté de mes pompes.

Est ce parce que je suis loin, loin de moi, que les mots ont disparus? Ai-je disparu avec eux? Ou bien les ai-je fait disparaître?

(Ou bien est-ce elle?)

Pourquoi se sentiment d'être une autre. Je ne dis pas que je suis une autre dans le sens où je ne suis pas moi. Juste une autre moi. Juste.

Et tout cet impalpable, cet invisible, incompréhensible.

Suis-je bien là?

Je ne veux pas lui donner raison. C'était il y a des années pourtant. "Tu te laisses vivre".

On m'en a dit des choses.  "Tu te laisses vivre". "Sois actrice de ta vie". Je fais ce que je peux. Et on peut le dire, je ne peux pas grand chose.

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jeudi 1 décembre 2005

petite annonce

(un italien semble être passé par là...
j'ai fait de l'italien pendant trois ans et je ne peux plus continuer parceque dans mon école le choix des langues est limité... mais cette jolie langue me manque et j'ai peur de perdre tous mes acquis... peut-être serait-il possible et intéressant de communiquer avec un italien? je ne sais pas vraiment comment se passe ce genre d'échanges, donc toutes les infos sur le sujet sont les bienvenues!)

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dimanche 27 novembre 2005

Et le lendemain des larmes. Que des larmes. Beaucoup. Trop.

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mercredi 23 novembre 2005

Les cigarettes qu'on roule et qu'on allume presque à la chaîne. Mes doigts tapent et tapent et tapent sur le clavier. L'heure tourne. Les idées s'enchaînent, moins vite que les cigarettes, mais ça prend forme. Elle pose sa tête sur mon épaule et mon cou. On récapitule. On remet de l'eau à chauffer. Elle remplace son thé par un café, il se fait tard. On rigole. On réfléchi. On en a marre. On recule. On fait une pause. J'aime travailler avec toi. On rigole, on se fait des bisous sur les joues, ses bisous font du bruit, ça me fait rire. On grignote. On s'étire. On se dit qu'on boit trop de thé. Qu'il est tard. Qu'il faut finir. On reprends. Elle pose sa tête sur mon épaule et mon cou. Le cendrier se rempli. On propose, on modifie. On avance. Ça, c'est fait, une autre cigarette pour se donner du courage. On se dit que non ça marchera pas, il faut trouver autre chose. Je m'en veux d'encore m'y prendre au dernier moment. On fait tomber le cendrier, encore. On rigole, rencore. Maintenant il est tard, on rigole pour un rien. Et on se frotte les yeux. Il faut finir ce soir, pas le choix. On avance. On se dit que c'est pas trop mal. Et de toutes façons c'est la même chose. Tu me roules une cigarette pendant que je relis. Merci de m'aider. Je suis si contente de t'avoir auprès de moi. Mes doigts tapent et tapent et tapent sur le clavier. C'est presque fini. Elle dit qu'elle est fatiguée. Je n'ose pas regarder l'heure. Je lui dit ben va te coucher. On rigole. Je continue seule. Je me dit que c'était vraiment gentil de m'aider comme ça. Elle est dans son lit. Elle m'attend pour lire à haute voix. Je me dépêche, je fignole, je me dis que de toutes facons. Elle me demande si j'ai bientôt fini. Presque. J'y suis presque. Je me frotte les yeux et je continue. Point final. Ca me fais peur mais j'enregistre. Ca fera l'affaire. L'impression d'un travail baclé, pourtant. J'éteins l'ordinateur. Je range mes affaires. Je suis tracassée. Comme si j'avais oublié quelque chose. Pourtant. Cette fois il est tard. Je me glisse dans mon lit. Enfin mon lit, fin de la journée. Il est trop tard pour lire. Elle me dit de ne pas trop réfléchir. Je réfléchi. Un peu trop peut-être. Et fin. Noir. Nuit.

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mardi 22 novembre 2005

Elle est mal mais n’en dit pas plus. Que faire. Je suis mal de la voir mal, je suis mal pour elle et aussi de ne rien pouvoir faire. Je me sens tellement conne et inutile. Tellement inutile.

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jeudi 17 novembre 2005

Le faux du vrai

Je me surprends à douter des gens. Suis-je aussi désespérée que ça? Suis-je aussi perdue? Je ne crois plus en l'Homme? Je n'arrive plus à croire ce qu'on me dit. Je ne fais plus la part des choses. Je ne fais plus confiance. Je doute de l'honneteté des gens. Je cherche le mal partout. Je ne croit plus à la sincérité des gens. J'ai l'impression que tous mentent et tous sont faux.

Merde, je deviens complétement parano.

Qu'est ce que je peux me faire flipper desfois...

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Le goût de l'automne

collage_automne

est bien loin maintenant, le froid a pris l'avantage et nous voilà presque engourdis dans l'hiver...

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Par ci par là et dans ma tête tout s'en va.

Desfois je me demande si c'est moi qui vit cette vie là. Elle n'a rien de spécial, pourtant. Je sais pas. Je ne sais pas si j'ai un jour vraiment su mais ce que je sais c'est que souvent je ne sais pas, je ne sais plus,  je ne sais plus rien. Mais bon, c'est pas bien grave. Ca n'empêche pas vraiment de vivre. Un peu, quand même, mais de toutes façons, comme je ne sais pas si c'est moi qui vit et qui vit quoi... Alors...

Pour en revenir aux faits:

- Kiba, je ne sais pas quoi répondre à ton commentaire... Désolée... Un jour peut-être...

(Perdue, moi? Non, voyons...)

- Je me suis finalement décidée. J'ai commandé à ce cher papa Noël un appareil photo numérique... Depuis le temps... Il va falloir que je sois bien sage... Hum, ça va être dur!

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samedi 5 novembre 2005

Ces choses qui restent au fond de nous et qui parfois reviennent à la surface.

Ces choses qui nous agrippent à la gorge et ne nous lâchent plus. Ces choses qui grandissent dans notre ventre jusqu’à prendre toute la place. Ces choses qui nous contractent les poumons et nous empêchent de respirer. Ces choses qui se faufilent dans nos veines et nous traversent de long en large, de haut en bas, à chaque pulsation de nos cœurs mal oxygénés.

Ces choses qui nous hantent. Qui nous suivent. Qui nous obsèdent.

Ces choses que l’on connaît si bien. Ces choses que l’on essaye d’oublier. Ces choses qui nous prennent au dépourvu à chaque fois.

Ces choses que l’on ne peut nommer. Ces choses que l’on se peut s’expliquer. Ces choses que l’on ne peut justifier. Ces choses que l’on ne peut cerner.

Ces choses comme une ombre qui s’abat sur nous, cache le soleil et monopolise l’oxygène. Ces choses comme des démons intérieurs informulés.

Ces choses qui nous éloignent de la réalité. Ces choses qui nous plongent dans le délire, l’hystérie, la solitude, le doute ou la perplexité. Ces choses qui nous rongent de l’intérieur.

Ces choses qui nous mettent mal à l’aise. Ces choses qui nous rendent incapable de nous défendre. Ces choses qui nous font espérer la fin du cauchemar. Ces choses qui nous font nous sentir impuissants devant l’implacable récurrence du mal. Ces choses qui nous paralysent.

Ces choses qui nous amènent à demander grâce. Ces choses qui nous poussent à espérer la libération, la paix intérieur, l’équilibre d’autrefois.

Ces choses qui s’en vont comme elles viennent. Et qui reviendront.

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Des mots s'alignent sur l'écran.La poussière tourbillonne sous la lumière avant de se poser grain à grain dans ma main ouverte.

Ben ouais, j’ai quitté mon blog il y a quelques mois déjà.
Je me suis dit c’est mieux ainsi.
J’ai essayé de me convaincre qu’avoir un blog c’était devenu un tel phénomène que c’était plus drôle.
J’ai essayé de me convaincre que c’était impossible d’avoir son blog sans être découvert par son entourage.
J’ai essayé de me convaincre que les blogs, en fait, c’était pas pour moi : c’est tellement mieux chez les autres…

Mais c’est trop dur. J’en avais tellement envie. Alors voilà, je suis de retour.
En particulier pour moi. Peut-être un peu pour ceux d’avant, ceux du premier blog. Peut-être un peu pour avoir moi aussi un petit bout sur la toile de tous les autres. Peut-être pour dire j’existe. Ou peut-être pas.

Parce que.

J’ai créé ce nouveau blog sur un coup de tête. Pas de cohérence, que des paradoxes. C’est moi. Ne cherchez pas un message caché derrière le nom du blog ou quoi que ce soit. Au hasard de tout ce qui tourbillonne dans ma tête. Quelques mots ont pris l’avantage. Et d’autres suivront. Un mot pour tous, tous pour un mot.

Parce que.

Pour me protéger de ce monde de fous dont je fait tellement partie et qui me fais tellement peur tellement je suis en train d’en prendre conscience. Je me comprends. Pour me protéger je vais essayer de faire de ce blog quelque chose d’impersonnel, impersonnel dans le sens où je ne veut pas trop me dévoiler. Pas me dévoiler en tant qu’individu fiché sur des listes pleines de noms et d’informations en tout genre. En tant qu’individu recensé, en tant que citoyenne, en tant que jeune française parmi tant d’autres. Je ne veux pas être identifiable. Encore moins identifiée.

Parce que.

Mais je vais essayer de faire de ce blog quelque chose de pas trop impersonnel pour autant. Sinon on aurait pas envie d’y rester. Je voudrais un endroit où je puisse écrire librement, au grès de mes envies. Un endroit où il fait chaud. Un endroit plein de vie. Un endroit pour vous. Et puis pour moi.

Ici.

Et puis voilà.

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Merde.

J'ai rechuté.

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