samedi 3 mai 2008
* multicolore
Mercredi, j'ai un peu traîné à quitter le travail, du coup là où je voulais acheter son cadeau, c'était fermé. Pas question d'arriver les mains vides, j'aime trop faire des cadeaux. Alors j'ai parcouru la ville pour trouver le magasin qui serait ouvert.
Pendant tout ce temps, les messages fusaient dans tous les sens. L'un surprend beaucoup/met mal à l'aise/fait sourire quand-même-un-peu-dedans, (mais toute chose étrange à son explication). Un autre parle d'une surprise, mais je n'arrive pas à / je ne veux pas trouver ce que c'est.
Nous avons discuté longtemps sur le balcon. Il a cédé à tous mes sourires.
Je suis restée bien plus longtemps que prévu. Repartie avec un cd et un vélo.
2h30 de sommeil et c'était reparti, pas de fête du travail qui tienne.
Nous avons discuté assises dans l'herbe, loin de la foule. Une erreur de 2 euros, je n'ai pas compris. Des inconnus avec qui ont discute longtemps, là encore je déborde des horaires prévus, il me souhaite d'être entière et libre dans tout ce que je fais. Je suis rentrée épuisée mais malgrè cela je me suis trouvé plutôt resistante.
Nous nous sommes rejointes pour pic-niquer près de l'eau, dans la lumière du soir.
dimanche 27 avril 2008
* so fast
La journée a été épuisante. Les aller-retour et les cartons, le chat. En rentrant, il faisait tellement beau, que j'ai laissé passé le tram et demandé un dernier effort à mes jambes pour pouvoir en profiter. Après la douche bien chaude, j'ai mis ma djellaba bleue. Un bleu plus clair que ceux -par dizaines- sur mes bras, jambes et hanches.
Hier, un e-mail que je n'attendais pas. Mais alors pas du tout. Une bonne surprise qui arrive presque de nulle part. Les deux derniers mois ici ne vont peut-être pas se dérouler comme prévu. Il faudra s'excuser et annuler les engagements. Mais des oportunités comme ça, ça ne se discute pas. Quand la chance frappe à la porte, il faut bien la recevoir. J'espère que ça va marcher. Ca fait un peu peur biensur, je ne me sens pas à la hauteur biensur, mais c'est un projet qui me plaira beaucoup je pense et une expérience parfaite. On verra.
Sinon, il ont détruit le bâtiment d'à côté. C'est la ville qui vit et j'aime ça. Ca a fait du bruit et des débris. Mais maintenant il y a les murs : jaune, rouge et bleu. Et, surtout, la lumière.
(et je le dis pas toujours, mais vous savez que ca bouge en haut a gauche)
mardi 22 avril 2008
* 24 degrés
On s'attendait toutes les trois à autre chose. On voulait se changer les idées, se reposer, se marrer comme la dernière fois. Le hasard a fait que. La surprise n'a pas été bonne. Y a-t-il des mots pour faire face à ces heures aux souffles suspendus?
Les rires étaient là mais ils étaient nerveux. Les discussions étaient là, sûrement bien plus vraies que d'habitudes, alternant les mots A : tranchants, angoissés, tristes, et les mots B, pour s'éloigner et reprendre un peu d'air. Les regards étaient lourds de sens. Nous avons rarement été aussi proches.
La terrasse, les vélos et l'eau des arrosoirs étaient jaunes de pollen. La banane était coupée menue. Les petits mots ont été dispersés partout dans la maison. Le rôti était un poulet. Le réveil fut un sursaut sans questions. Le voile était trop émouvant. La cigarette s'est fumé derrière la vitre. Le chèque a été rempli. La mousse au chocolat n'a pas eu lieu. Les yeux se sont posés sur la cafetière, le meuble en rotin et les encyclopédies.
Il faut reprendre, consolider la vie.
jeudi 3 avril 2008
* so late
Courir pour rattraper les minutes, mon manteau trop grand qui glisse de mes épaules, le grand soleil qui brille et ça dans les oreilles. Les pièces roses grappillées au fond des porte-monnaie, l'adresse inscrite sur le comptoir du bureau de tabac, le timbre si gentiment offert, la case autres destinations.
mardi 25 mars 2008
* au parfum
La fin de semaine on the road. C'est partir avec une heure et demi de retard et nos rires sans cesse et les réveils trop tôt et les petits déjeuners qui sont comme des trésors et les bêtises à la télé tous allongés sur le lit et s'aggripper à ses larges épaules pour ne pas tomber et la serveuse du restaurant et la directrice du magasin et les poissons sur le dos et l'écharpe oubliée. Et je me suis sentie bien, simplement. Comme quoi le bonheur ne se trouve pas forcément où je l'attends.
Le week-end loin de la ville. C'est arriver avec une heure de retard et la joie quand on roule dans les grosses flaques d'eau et le feu dans la cheminée et lui qui me et le lait qui se boit comme du petit lait mais qui n'était pas du tout une bonne idée et les buissons pour disparaitre dans la nuit et les oeufs à cacher dans le jardin et les cartes et les cheveux qui se coupent ou se font dreads et perles.
Le jour férié au ralenti. C'est se lever trop tard toujours et mon nom dans la rue et s'installer au café pour écrire au calme et les voir un peu et la pluie qui tombe et passer devant la fenêtre sans tourner la tête et le sourire devant l'ordinateur et probablement en juillet nous nous retrouverons.
Tout est dit.
mercredi 12 mars 2008
* verte veste
Aujourd'hui sans vraiment savoir pourquoi, sans réfléchir, je me suis retourné et je me suis mise à courir dans la rue pour le rattrapper. Ca n'aura peut-être servi à rien pour notre histoire. Mais je me suis sentie vivante à ce moment là. Je n'attends pas grand chose d'autre de la vie.
lundi 10 mars 2008
* les tulipes jaunes
Pourquoi rions-nous toujours autant dans la salle de bains? Je n'en sais rien, mais qu'importe, c'est si bon ! Le week-end d'une traite, simplement, les jours et les heures aussi unis que nous. Il était si touchant, bredouillant, ses mains jouant nerveusement avec ce qu'il trouvait sur le bureau.
Mes cheveux pas séchés au vent, les fleurs oranges, la petite fille de 3 ans et demi elle-aussi-mais-pourtant, les mains chaudes pour réchauffer les miennes.
Les résultats ici mauvais, là-bas bons, c'est ainsi. Nous sommes allé sortir les papiers des enveloppes, et j'ai desuite reconnu la liste bleu foncé, heureusement je n'ai eu à tracer qu'une seule barre pour eux.
Sinon tout s'accèlère, je le sens. Comme toujours en ces moments. Il faut que je m'élance, je le sais. La vie m'aide, et j'ai l'impulsion en moi, j'en suis sûre. Tant pis si je ne peux compter que sur moi, je sais que c'est une force. Et les jours de la semaine sont tous cochés de choses à faire, ça fait du bien de se sentir à nouveau en rythme.
Je dois marcher droit moi-même afin d'être un soutien pour les autres. Elle va en avoir besoin. Je crois que j'en suis capable.
mardi 4 mars 2008
* re-partir
Je pense souvent à là-bas. A ce petit bout de ma vie. Cette escapade à ma propre vie. (y a t-il un lien entre to escape et escapade? j'aurai voulu étudier les langues)
J'y pense souvent en entendant la musique que j'écoutais là-bas. J'y pense autant quand j'écoute Syd Matters (merci à toi) et Devendra Banhart, que j'ai pourtant connu après être rentrée.
J'y pense, et je crois que c'est ce qui me fait tenir.
dimanche 2 mars 2008
* boîte à outils
Je me souviens chaque nuit de mes rêves. Il sont si facilement explicables, si empreignés de faits réels, que ça en est bizarre, louche. Les nuits sont sûrement trop longues.
Hier les toits de la ville, par pur hasard. C'était chouette, et alcoolisé.
Mars a débuté et je sais que je ne serai pas à la hauteur. Il y a trop de choses qui ne sont pas au point en moi-même. Et cette vieille rengaine qui me hante comme un vieux souvenir. Mars à foison. Non. Je ne crois pas. On verra.
jeudi 21 février 2008
* pamplemousse chinois
16 février 2008. le sucre du Kougelhopf. la flûte et la guitare. l'appartement transformé. les messages tout au long de la journée. le retroviseur qui en dit long sur mes erreurs de jugement. le mélange des gens et des genres. la découverte du mot dans le livre. le mur de photos qui emeut. l'arbre pour la vie. le départ retardé. mon sourire benêt de bien-être.
c'est passé trop vite. mais c'était parfait.
mardi 12 février 2008
* please press play
Les jours sont trop empleins de mélancolie pour ces jours de février. Il devrait en être autrement. C'est l'air dehors qui me fais dire ça. Un air de mars. _ _
J'ai envie de plus de choses, de me frotter à la vie. Pourvu qu'avant la fin de semaine tout s'accelère et m'emporte ! Je ne veux pas avoir 20 ans immobile.
vendredi 18 janvier 2008
* il doit y avoir un équilibre
Entre les faux et les fous, je suis floue.
dimanche 13 janvier 2008
* le même accent
Vous souvenez-vous de l'enveloppe? Celle restée au fond de mon sac?
J'ai rendez-vous à 17h.
Et du brouillard plein le corps, la tête et la bouche.
(et toujours en haut à gauche)
vendredi 4 janvier 2008
* loin de Barcelone
De la dernière minute finalement/comme toujours. Ceux avec qui on ne voulait pas être et puis. Le sac pour la nuit est vite fait, on se sépare dans la rue. L'enveloppe n'a pas été déposée à la fenêtre parce que, je ne sais pas pourquoi. Elle est toujours dans un de mes sacs. Retrouver les autres et s'entacer dans la voiture, se faire legers dans les pentes. Là-bas j'aime toujours autant mais cette fois c'est l'hiver. On s'attable pour couper/épucher les légumes et les fruits. Il me coupe une pomme pyramidalement. Il me ressert 3 fois de la vodka pour préparer la fondue au chocolat qui nous attend. Le reste des fruits est immédiatement mixé et dilué dans du rhum. Plus tard nous sortons avec le champagne et les feux d'artifices. Tout le monde se sert dans les bras pour se souhaiter une bonne année. Nous ne nous serrons pas dans les bras, nous ne nous souhaitons pas une bonne année. La forêt que l'on traverse avec bougies et frontale, attention à la racine ici, attention au ravin là-bas, il ne connait pas vraiment le chemin qu'il faut prendre. La-bas les gens bougent dès que nous nous rapprochons, quel accueil, nous repartons par la route. Ca chante, ça se cache, ça ne marche pas droit, ça se jette dans le fossé, il fait très froid. Le gâteau au chocolat en forme d'étoile, il m'a donné sa noix parce que j'aime beaucoup ça. On s'installe en cercle au milieu des vignes. Il parle russe, je le fais boire pour le réchauffer, je lui verse son bouchon de vodka parce que lui a tout renversé et je renverse tout aussi. Dedans ils jouent de la guitare. On cherche celui qui n'est pas perdu. Je bredouille quelques notes à la guitare moi aussi. Nous jouons aux cartes. Je vais me coucher an haut alors qu'il dort déjà en bas. Je me lève parce que à quoi bon dormir encore alors que d'autres sont déjà réveillés. Il se lève pour prendre l'éponge avant que je ne me rende compte que j'ai renversé ma tasse. La cafetière italienne ne désemplit pas. Dehors tout est recouvert de givre et c'est magnifique, voilà l'année qui commence bien. Les douze joueurs de cartes tournent autour de la grande table de bois. Je finis deuxième, voilà l'année qui commence bien. L'heure à tourné, certains travaillent, on s'active. On s'entasse dans la voiture et je repars heureuse.
vendredi 28 décembre 2007
* la fortune
La surprise des dés jetés en mon absence. C'est comme ça que la vie se déroule, il suffit d'un geste et tout se décide tout seul.
Une certaine forme de vie est née il est vrai ces derniers jours.
Et cette image, c'est par hasard que j'avais différé le post à cette date.
Alors en avant, reprenons la cadence.
mercredi 12 décembre 2007
* des béquilles plein les bras, j'annonce la grève
Croyez moi bien.
Tant qu'il n'y aura pas de vie, il n'y aura pas de mots.
lundi 26 novembre 2007
* bouche cousue
Les heures deviennent des jours, les jours des semaines, et les semaines des mois.
C'est drôle, quand tu es parti, tu n'as rien oublié. Presque rien. Il ne me reste presque rien à prendre dans la main pour avoir un peu de ta présence. Mais tu n'es pas bien loin pourtant, c'est une semaine seulement, qui m'éloigne de toi. De lundi à lundi, ça fait bien une semaine.
Bientôt, quand j'aurai le droit de te voir, j'irai t'apporter le paquet de spéculoos que j'ai acheté juste pour toi. Parce que tu n'en as jamais mangé. Et que je suis sûre que tu vas adorer. Et que je veux continuer à partager avec toi.
jeudi 22 novembre 2007
* l'appel
Il fait beau mais ça sent l'essence.
Je fume à heures fixes et leurs vélos ont toujours la même place.
Hier dans la grande salle, la musique magique, les gens si nombreux, et mes sanglots étouffés.
Je m'allongeais sur ses genoux pour pouvoir voir la scène. Ou je gardais ma tête appuyée sur mon bras accoudé à la rambarde, pour que le sang soit ralenti et que mon bras soit engourdi et douloureux.
Elle a eu raison de me regarder droit dans les yeux et de me dire : tu ne peux rien faire. On ne peut rien faire, et tu peux encore moins que moi. Car c'est vrai, je ne peux rien faire, à part attendre et culpabiliser en silence. Let's go.
Sinon, je suis hors système. Le vôtre, c'est un mystère, je ne sais pas ce que sont ces manifestations, blocages et autres AG. D'actualité, il paraît. Le mien, lequel?
Et je l'ai laissé partir alors qu'il me devait une séance photo. De toutes façons j'ai oublié le thème.
lundi 19 novembre 2007
* miss météo
Les feuilles oranges, biensûr, recouvrent le sol à n'en plus voir la pierre. Ca n'a rien d'incroyable, biensûr, c'est la même chose chaque année. Pourtant je m'émerveille chaque année, biensûr, et même que j'en suis fière.
Ce n'est pas la saison du renouveau. Grisaille, froid et pluie, et pourtant. C'est que je sais bien que chaque année c'est la même chose, on se recroqueville dans les manteaux, autour de la cheminée, d'une tasse de thé à l'orange, et on laisse la vie couler. Alors cette fois je prends les devants, et c'est ma vie que je prends en main. Je te dis aurevoir, et peut-être pas merci pour ces mois ensemble. Je vais seule vers l'hiver, tant pis si ça brûle un peu les joues, les mains et le bout du nez._
mardi 6 novembre 2007
* levé de rideau
Les affaires reprennent.
Se lever le matin, c'est moi qui le réveille, c'est moi qui la sort du lit. L'aller-retour en tram, aller chercher ça pour l'emmener là-bas. Le retrouver, tous les trois dans la ville, je repars seule, la ville à vélo. Retour à la maison pour repartir encore. Bonnet et écharpe à pompons. Je suis en avance, ils arrivent, je fini ma cigarette. On s'installe dans les fauteuils, ça faisait tellement longtemps. Le noir se fait et tout commence. Il me fait penser à quelqu'un mais à qui, l'anglais qui fait du bien comme toujours. Plus d'une heure plus tard je sors toute cotonneuse. Les rues sont vides et c'est vraiment triste le lundi là-bas. C'est pas grave, mojito melon. L'energie du retour, le dernier trajet à vélo de la journée.
Je m'endors, une fois de plus, -malheureuse- car ce n'est pas suffisant. Je sais que je n'en demande pas trop pourtant.
Les coups de téléphone et les pages de l'agenda se remplissent ici et là. Ce n'est pas assez je le sais mais pourtant ça fait plaisir. La semaine prochaine comme une petite souris curieuse je vais découvrir cet univers qui m'attire. J'ai un peu (beaucoup) peur comme à chaque fois. Mais j'ai tellement hâte.
