et puis voilà

ET PUIS VOILA

lundi 25 mai 2009

Tellement longtemps que tu fuis ce lieu d'expression. Un vert printanier a remplacé l'ancien orange !
Trop, bien trop de choses en tête. Des choses qui bougent d'un coin à un autre, sans trouver leur place, il faudrait penser à ranger!  Tu t'amuses des lettres puis des mots puis des phrases, tu n'oublies rien?
Ah oui, suspendre ton souffle. Tu aimes ça suspendre ton souffle et glisser à toute vitesse. Rentrer dans la joyeuse tourmente ! On mélange tout, c'est fatiguant mais excitant.
Cependant, c'est vrai. Les coquelicots sont de nouveau aux bords des rails, tout va bien.

Posté par llll à 00:24 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 13 décembre 2008

vu d'ici

J'étais en retard d'une demi-heure, le prof a semblé presque désolé pour moi et a qualifié mon visage de mutin. Etrange personnage... En rentrant je me suis arrêtée au marché pour faire le plein de légumes pour le week-end, en plus de mon traditionnel pamplemousse du vendredi matin. J'ai voulu faire sécher des rondelles d'orange pour faire un peu Noël dans l'appartement, elles ont cramé dans le four, mais ça sentait quand même bon. Sinon, quelques bonnes minutes au téléphone avec lui, je me doute que c'était une sorte d'aurevoir. Il passera bientôt la frontière.

Posté par llll à 03:24 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 10 décembre 2008

in case of happiness

Les couloirs qui mènent à la machine à café m'ont fait pensé à lui. Ces temps d'insoucience et de jeu. Aujourd'hui c'est plus opaque, et ses messages sur mon répondeur, et la neige qui nous séparera bientôt.
De la neige dans ma bouche. Qui ne fond pas.
**Entre temps j'ai eu le délicieux privilège de manger quelques framboises sous le soleil.

Posté par llll à 23:48 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 16 octobre 2008

all that she said

rien n'est comme avant. je voulais perdre mes repères, me sentir vulnérable pour mieux me fortifier. j'y suis. il est reparti, elle me tourne le dos, ils ne me regardent pas. je suis là. je suis seule. entre deux crises d'angoisse, j'ai confiance. j'attends seulement un peu plus de profondeur, de rythme, de goût et de texture. je suis patiente. les feuilles tournent oranges puis craquent au sol, tous les ans. cette année l'air est doux.

Posté par llll à 02:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 7 octobre 2008

* c'est pas l'moment

Les ampoules derrière les chevilles. Les réveils qui sonnent un par un. Les troisième-année. La grimace de la pharmacienne.

Posté par llll à 18:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 4 septembre 2008

*

La sncf, mon pouce, mon sac et moi, quelle fine équipe pour des vagabondages divers et variés !

Pendant ce temps y'a une toute nouvelle vie qui commence a pointer le bout de son nez, sur fond de petites briques rouges. C'est la fin de l'été.

C'est la fin de l'été. Et des questions qui surgissent, je vais tirer ça au clair.

Posté par llll à 22:49 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 25 août 2008

* la veille d'un lendemain

Je vois un petit déjeuner avec des fruits, calme, dans une cuisine ensoleilée. Voilà ce dont je rêve en ce moment, c'est le symbole de la vie que je veux re-construire, du nouveau départ que je veux/vais prendre.

Posté par llll à 00:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 19 juillet 2008

* le brigand qui m'enlevera

Les décors changent. Des décisions prises plus vite que jamais. Du rythme, du rythme, du rythme, ça tourne un peu, l'ivresse de la vie. Comme je l'aime.

Les billets de train, un aller-retour au soleil. Un retour il y a un an et demi, au commencement. Il n'a pas changé, moi si.

C'est ce qu'elle m'a dit au café de la gare. Que depuis lui j'avais changé. Elle n'avait pas l'air très enthousiaste, mais moi je sens que c'est positif. Ce n'est pas lui, c'était une mécanique enclenchée il y a quelques mois dejà, il est juste l'élément qui. Comme en chimie, l'élément que l'on rajoute et qui change la couleur de la composition. Le révélateur. Ce changement, je le sens venir depuis quelques mois dejà, et tous semblaient me le crier. Je l'ai entendu.

Je ris de l'accent qu'il prend. Une semaine seulement et j'ai l'impression de ne plus savoir vraiment qui il est. Mais je sais que je suis bien avec lui. Assise dans l'herbe au téléphone je lui dit à tout à l'heure. Nous verrons bien où nous irons. Tant que nous sommes en mouvement.

Il faut déjà refaire un sac, pour repartir. C'est l'été qui veut ça, n'est-ce pas? N'est-ce pas ainsi que les choses vont. Ainsi la vie va. Comme cette femme qui parle d'une rose, à Avignon en 68.

J'ai encore traficoté quelques derniers mensonges, pour arranger le scénario. Mais sur mon vélo, mes longues tresses blondes au vent, je me dit que je suis la plus chanceuse.

Posté par llll à 22:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 6 juillet 2008

J'ai vidé les poches et plié ma veste, je l'ai fait glissé sur la table. C'est une page de tournée. C'est bien ainsi.

Les journées commencent en fin d'après midi et ça n'a pas de sens.

Quelques cartons de prêts, elle est (déjà) partie. Il reste une semaine. Je suis ailleurs. C'est une page dure à tourner.

Rien n'est prêt pour le départ, ni destination, ni billet, ni papiers d'identité. Il reste une semaine. Je suis ailleurs.

Posté par llll à 22:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 27 juin 2008

* le jaune de tes yeux verts

Il y a des fleurs rouges qui tombent sur le lit lorsque nous nous redressons. Quelques erreurs de parcours je le sais, je m'emporte toujours et oublie trop vite mes responsabilités.

Posté par llll à 17:33 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 25 juin 2008

*

Tout est surréaliste, exagéré, décalé. C'est des compliments que je ne n'arrive pas à me justifier. C'est la vie qui s'enchaîne si vite.
Je vais finir par devenir moi-même une faille spatio-temporelle.

Posté par llll à 09:07 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 23 juin 2008

* robe de plage

Dans la voiture en rentrant je regardais le jour se lever, et les nuages striés de lumière, roses et oranges. Je savais que c'était gagné, j'avais un peu peur, et je me demandais combien de temps j'allais le faire attendre.
Une fois arrivés à l'angle de la rue, je n'ai pas réfléchi. Le gout de la réglisse ma surpris, pourtant je savais. L'autre à la fênetre. Et les autres.
Une fois là-haut, je ne tenais pas debout à cause de la fatigue. Je n'ai pas fini mon thé à la canelle, comme souvent. Les chiffres dictés deux par deux, comme des trophés gagnés. Encore une fois j'ai du m'expliquer, encore une fois à ce soir à demain à ce soir, tu m'appelles je t'appelle tu m'appelles. En début d'après midi, je m'enfuis à cause d'un rendez-vous, épuisée, affamée, déboussolée.
Je suis toujours dans ces états je crois.
Tous ces mots.
Un peu d'inquiétude en plus. Peut-être.

Posté par llll à 02:26 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 13 juin 2008

* les vignes hautes

Tout les matins je vois le jour se lever. Mais je ne vois rien des jours à venir.

Posté par llll à 06:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 3 juin 2008

* la vieille horloge

Samedi je m'habille aux couleurs du festival. Je la suis sur le terrain mouillé, un peu déserté mais plein de vie. Je ne les connais pas mais je les aime, ils me font rire. Je ne le suis pas, mais je me sens de leur monde. Avec son saxo bizarre, il me plaît, et je le reconnait, mais d'où? Je ne m'attarde pas, et je repars un peu triste. Je me sens bien partout, mais je ne suis chez moi nulle part. Je la retrouve pour un débrief/brief avant de monter. Ils arrivent alors que je raconte mon rêve de lui. Je mélange la vodka à la pomme. Il me fait rire, comme toujours. Les genoux repliés dans ma jupe. Je pars avant lui, à la fin de this is the end.

Dimanche réveil dans le brouillard, j'ai la tristesse au ventre, son mail n'arrange rien. Je pars au soleil prendre l'air. Je m'isole, sur des plaques de béton abandonnées. Bouteille d'eau, musique et cigarettes, pour combler les dégâts de l'alcool de la veille, de ma solitude... Ma tête roule face aux nuages, et mes cheveux détachés s'envolent. Le ventre vide, je me dis que le vent pourrais m'emporter aussi facilement qu'il soulève mes cheveux. Plus tard je recroise le musicien, qui me reconnait, et me souri, longtemps. Toute la soirée le téléphone vibre, lui s'ennuit. Moi il me manque, déjà.

Posté par llll à 02:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 29 mai 2008

* buée

J'ai pensé à lui en voyant cette carte aujourd'hui. Je n'envoi pas assez de courrier, c'est un fait, alors pourquoi pas. Si tout va bien elle arrivera avant qu'il ne parte.

Suite au message d'hier, j'avais Rimbaud aujourd'hui dans mon sac -bien utile par ces temps de pluie et d'attente. J'ai aussi quelques uns de ces vers en tête.

Ce soir les pieds nus des danseurs, le professeur souri et chante, il explique l'origine d'un rythme. Les corps s'animent. C'est magnifique. Ca donne envie.

J'ai retrouvé ce soir les rires et les bêtises. Dans la cuisine, au fond du jardin, dans la voiture et dans leur salon. Ca faisait longtemps. Et ça manquait.
J'avais pris sa place alors il s'est assis à côté de moi. Nous avons parlé, calmement, c'était bien.

Un gateau au chocolat est dans le four. Demain un goûter pour dire aurevoir, le temps passe si vite.

Résultats vendredi ou mardi, ou mardi d'après, ou mardi d'encore après. J'angoisse. J'angoisse d'autant plus que je ne sais pas si je dois angoisser maintenant, ou dans une semaine, ou dans deux. Bref, patience. Et ma bonne étoile n'est sûrement pas très loin, j'y crois.

Posté par llll à 02:46 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 26 mai 2008

* mopsy, flopsy...

Petit déjeûner.
" Ton accent anglais est meilleur que le mien !
- J'ai été bercée à ça... Y'avait toujours des américains à la maison !"
Je sais maintenant d'où ca me vient.

Posté par llll à 10:06 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 23 mai 2008

* les pieds dans l'eau

La reliure de l'agenda doit être fatiguée de s'ouvrir et de se refermer si souvent. Depuis plusieurs semaines, toutes les cases sont cochés, les notes dans la marge ne servent à rien, pas le temps d'en prendre compte, je file à toute allure. Et quand je regarde juin tout ne rentre pas. Juin n'aura certainement pas assez de jours et de nuits.

Juillet/Août est un point en forme d'interrogation. Ne parlons pas de septembre qui n'est qu'un gouffre sombre et perilleux.

Les mots sont loins.

Hier nous étions assises sur les marches de l'escalier extérieur, une seule fenêtre était allumée, mais la chambre était vide. L'air de la nuit sentait le sud, l'été, ces vacances adolescentes. J'ai encore volé un cendrier.
Tout à l'heure il mettait ses écouteurs sur mes oreilles, je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête, cependant c'était une assez bonne idée.

Lundi il y avait des fraises des pommes des bananes dans du chocolat, une beauté mystique et des amis retrouvés.

La vie des autres, au passage, siffle dans mes oreilles.
J'envoie un mail qu'elle trouve "blanc".

Parfois mes pensées se tournent vers lui, mes mains sur sa peau d'ambre, mais.

Et les moustiques bzz sans aucune décence envers ma fatigue.

Posté par llll à 04:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 3 mai 2008

* multicolore

Mercredi, j'ai un peu traîné à quitter le travail, du coup là où je voulais acheter son cadeau, c'était fermé. Pas question d'arriver les mains vides, j'aime trop faire des cadeaux. Alors j'ai parcouru la ville pour trouver le magasin qui serait ouvert.
Pendant tout ce temps, les messages fusaient dans tous les sens. L'un surprend beaucoup/met mal à l'aise/fait sourire quand-même-un-peu-dedans, (mais toute chose étrange à son explication). Un autre parle d'une surprise, mais je n'arrive pas à / je ne veux pas trouver ce que c'est.
Nous avons discuté longtemps sur le balcon. Il a cédé à tous mes sourires.
Je suis restée bien plus longtemps que prévu. Repartie avec un cd et un vélo.
2h30 de sommeil et c'était reparti, pas de fête du travail qui tienne.
Nous avons discuté assises dans l'herbe, loin de la foule. Une erreur de 2 euros, je n'ai pas compris. Des inconnus avec qui ont discute longtemps, là encore je déborde des horaires prévus, il me souhaite d'être entière et libre dans tout ce que je fais. Je suis rentrée épuisée mais malgrè cela je me suis trouvé plutôt resistante.
Nous nous sommes rejointes pour pic-niquer près de l'eau, dans la lumière du soir.

Posté par llll à 00:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 27 avril 2008

* so fast

La journée a été épuisante. Les aller-retour et les cartons, le chat. En rentrant, il faisait tellement beau, que j'ai laissé passé le tram et demandé un dernier effort à mes jambes pour pouvoir en profiter. Après la douche bien chaude, j'ai mis ma djellaba bleue. Un bleu plus clair que ceux -par dizaines- sur mes bras, jambes et hanches.

Hier, un e-mail que je n'attendais pas. Mais alors pas du tout. Une bonne surprise qui arrive presque de nulle part. Les deux derniers mois ici ne vont peut-être pas se dérouler comme prévu. Il faudra s'excuser et annuler les engagements. Mais des oportunités comme ça, ça ne se discute pas. Quand la chance frappe à la porte, il faut bien la recevoir. J'espère que ça va marcher. Ca fait un peu peur biensur, je ne me sens pas à la hauteur biensur, mais c'est un projet qui me plaira beaucoup je pense et une expérience parfaite. On verra.

Sinon, il ont détruit le bâtiment d'à côté. C'est la ville qui vit et j'aime ça. Ca a fait du bruit et des débris. Mais maintenant il y a les murs : jaune, rouge et bleu. Et, surtout, la lumière.

(et je le dis pas toujours, mais vous savez que ca bouge en haut a gauche)

Posté par llll à 00:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 22 avril 2008

* 24 degrés

On s'attendait toutes les trois à autre chose. On voulait se changer les idées, se reposer, se marrer comme la dernière fois. Le hasard a fait que. La surprise n'a pas été bonne. Y a-t-il des mots pour faire face à ces heures aux souffles suspendus?

Les rires étaient là mais ils étaient nerveux. Les discussions étaient là, sûrement bien plus vraies que d'habitudes, alternant les mots A : tranchants, angoissés, tristes, et les mots B, pour s'éloigner et reprendre un peu d'air. Les regards étaient lourds de sens. Nous avons rarement été aussi proches.

La terrasse, les vélos et l'eau des arrosoirs étaient jaunes de pollen. La banane était coupée menue. Les petits mots ont été dispersés partout dans la maison. Le rôti était un poulet. Le réveil fut un sursaut sans questions. Le voile était trop émouvant. La cigarette s'est fumé derrière la vitre. Le chèque a été rempli. La mousse au chocolat n'a pas eu lieu. Les yeux se sont posés sur la cafetière, le meuble en rotin et les encyclopédies.

Il faut reprendre, consolider la vie.

Posté par llll à 20:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »